Florian MOSCHKOWITZ

Publié le par helene33660

Florian MOSCHKOWITZ
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Florian MOSCHKOWITZ

Que serait notre horse ball, sans Florian Mos

Bonjour Florian. Tout le monde connait ta silhouette, mais qui es-tu plus précisément ?
Bonjour Hélène. Difficile de me présenter en quelques mots … J’ai 36 ans. Je suis Papa de deux enfants et joueur de Horse-ball depuis 22 ans. Dans le quotidien, je suis contrôleur de gestion chez Thales Optronics pour l’activité Electronique de Missile.

Comment es-tu arrivé au horse ball ?
Mon parcours équestre est assez classique. J’ai commencé l’équitation à 6 ans. Je montais à poney au sein de l’Oxer de Seichamps (banlieue de Nancy). Ensuite, j’ai pratiqué le CSO jusqu’à mes 14 ans.
Cette année là, j’ai découvert le horse Ball grâce à Monsieur Dominique Grandidier. Durant 3 ans j’ai pratiqué le Horse Ball dans son écurie. Jeanne Granddidier
J’ai alors eu la chance de tomber sur mon premier cheval Skynurse (né chez Dominique et en retraite encore aujourd’hui dans les prés de la ferme familiale).
Skynurse m’a permis de franchir tous les échelons nationaux jusqu’à l’Equipe de France en 1999. Durant ces 3 années, Dominique qui est un homme de cheval, m’a fait découvrir et mieux comprendre les chevaux. Il m’a inculqué des valeurs de travail et d’humilité.
A 16 ans, j’ai eu la chance d’être appelé par le club de Gonesse pour participer aux Championnats de France Juniors. Le contact était pris. Un an plus tard, l’année de mes 18 ans , je rejoignais Laurent Motard pour jouer au sein de l’équipe première de Gonesse. Que je n’ai plus quittée jusqu’à aujourd’hui.
Après 22 ans de Horse Ball et 19 ans sous les couleurs de mon club, je m’apprête à raccrocher le maillot. J’ai une pensée particulière pour Dominique et Laurent qui ont su poser un cadre et des règles qui m’ont permis de jouer 19 ans sans interruption au plus haut niveau.

Que peux- tu nous dire de ton cheval ?
Mon cheval Amorgos de Lambre est un pur-sang gris âgé de 15 ans.
Notre rencontre a eu lieu grâce à Aurélien Doré (joueur de Chambly) qui, alors que je cherchais un cheval depuis 2 mois sans réussite, m’a simplement envoyé un message pour me dire « Je t’ai trouvé le cheval ».
Et il a eu raison !
Depuis 3 ans, Amorgos m’accompagne sur les terrains et ne lâche rien.
Sa qualité : son énergie !
Son défaut : son énergie !
Ce cheval m’impressionne chaque fois que je rentre sur une aire de Jeu.
Même s’il est loin d’être simple, il est sur le terrain l’un des plus forts que j’ai eu la chance de monter. Agile comme un chat, réactif, maniable, engagé…. Il est tout simplement incroyable.
Mais, il me faut rester lucide et cavalier, car son énergie et son engagement peuvent devenir dangereux s’ils ne sont pas maitrisés.

Comment le travailles – tu ?
Le rythme de travail d’Amorgos s’adapte au besoin de la compétition et au ressenti que je peux avoir quant à son physique.
Je suis le seul à m’en occuper et je prends toujours beaucoup de plaisir à le travailler et à le voir évoluer.
Je le travaille sur le plat 2 fois par semaine. Puis, il a le droit à une ou deux séances de longe. Enfin, je nous laisse un jour de repos. Bien sur, Amorgos va quotidiennement au paddock ; cela lui permet de se détendre et de garder un moral d’acier.
Le dressage se passe essentiellement sous le regard toujours affûté de Laurent Motard , mais une à deux fois par mois, nous prenons des cours dans une écurie de dressage chez Hyksos avec Flora Benshila. Cela nous permet de ne pas rester sur nos acquis, de régler les problèmes et difficultés, mais aussi d’avancer dans le travail.

Et toi, comment arrives –tu à lier ta passion pour l’équitation et ta vie de famille ?
Au sein de Chambly Horse-Ball Academy, nous nous entrainons collectivement 2 fois par semaine, sous les ordres de Laurent Motard. Pour la vie de famille, on s’organise, du moins on apprend très vite à le faire. Je monte à cheval le matin tôt ou le soir tard. Mais il faut avoir un entourage qui connait ou qui comprend notre passion pour que cela soit possible.

Florian, si je te demande quel est ton plus beau souvenir à cheval …
Mon plus beau souvenir…. Il y en a tellement...
Je garde en tête les championnats d’Europe 2000 qui se déroulaient à Paris ; les Coupes de France au Salon du Cheval (une compétition qui me manque) ; l’année 1999 très riche en émotions : 1er titre Elite – 1ère Sélection - Passage de mon baccalauréat - , 1ère Coupe du Monde à Ponte de lima…
Le revers de la médaille concerne mon corps en carton, avec de nombreuses blessures accumulées : genoux, épaules, adducteurs…..

Tu dis que la Coupe de France te manque….
Oui, oui. C’était la compétition que je préférais, mais elle a disparu.
Fabuleuse et mythique… Cette Coupe de France permettait en première phase les échanges régionaux. Puis, il y avait le stress du tirage au sort et la pression du match à élimination directe.
Je me souviens des saisons 2006 et 2007. En 2006, deux équipes de Chambly étaient en finale de Coupe ! Et en 2007, ça a été le marathon... 1 semaine après la 1ère Champions League à Stockholm et notre victoire, il a fallu jouer la demi puis une nouvelle finale de Coupe de France gagnée elle aussi ! Sportivement et émotionnellement, l'enchaînement a été difficile mais que de souvenirs !

Mos, que retiens-tu de ton championnat Pro Elite 2016 ?
Irrégulier. Mais, nous sommes à notre place en terminant deuxièmes de ce championnat. Écuries de Blanzac / Bordeaux Blanzac horse-ball Club mérite son titre ! Cependant, je garde une petite frustration de ne pas avoir pu participer à cette finale à Jardy. Un Hold Up était possible. En tout cas, je tiens à tirer un grand coup de chapeau à mes coéquipiers qui ont travaillé énormément tout au long de l’année et qui n’ont jamais rien lâché.

Raphael Dubois a annoncé ta sélection, pour Ponte de Lima. Qu’as-tu ressenti à l’appel de ton nom ?
Une grande émotion. L’équipe de France reste un bonus, une chance.
Cette année était particulière pour moi. En arrivant sur le site de Jardy, je savais que c’était mes dernières minutes sous mes couleurs, avec cette famille énorme que sont les Camblysiens.
Mais, pas de chance : ces minutes ont été encore plus courtes que je les imaginais. Pour moi, Jardy a duré 90 secondes ! Certes, il y a eu plus de peur que de mal , mais une tristesse certaine de conclure mes années camblysiennes sur une cascade.
Il reste que cette sélection a été une vraie joie, l’occasion de pouvoir une dernière fois tout donner pour mon pays. Alors, je remercie mes coéquipiers sans lesquels je ne serais pas là à t’écrire.

As-tu fait des sacrifices pour en arriver là ?
Oh, ce sont surtout des choix de vie qui ont été faits, de nombreux choix, pas des sacrifices !

Florian, comment envisages –tu ce Championnat du Monde ?
Je n’envisage rien d’autre que la victoire. Avec Amorgos, nous nous préparons pour être performants. Je n’ai qu’un souhait et il est sportif : G A G N E R.

Question rituelle : Quels sont les joueurs dont tu t’es inspiré ?
Si je devais citer les principaux joueurs, il y aurait : Laurent Motard pour son exigence et sa vision de jeu ; Luc Lgr Laguerre pour son état d’esprit et son engagement ; Thomas Soubes pour sa technique individuelle… Mais il y a aussi Anthony Morisse et Paul Ciavatta pour leurs talents ; Axel Dumas pour son exemplarité et bien d’autres encore…. .

Ta carrière de compétiteur prend fin. Quels sont les grands changements que tu as vus arriver ?
Comme tu le soulignes, Hélène, je vais arrêter la compétition, mais il est certain que je vais rester impliqué dans ce sport qui m’a tant donné. Je coache depuis un certain nombre d’années les cavaliers de Chambly et j’espère continuer à m’améliorer au contact de Laurent Motard qui m accompagne et me conseille.
Tout au long de mes années horse ball, j’ai vu de nombreuses modifications arriver. En premier lieu, je dirais le jeu collectif avec des trajectoires (porté par Chambly et Gif Horse-Ball). Puis les tailles des chevaux, leur dressage, la touche… Tous ces éléments ont énormément changé depuis mes débuts.

Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes cavaliers de horse ball ?
Tout simplement : « Soyez cavaliers, Appréciez travailler votre cheval et faites vous encadrer pour progresser. N’oubliez pas de toujours favoriser le collectif sur le terrain : la force vient du groupe. »

Tu as dis que le horse ball t’avait beaucoup donné… mais encore ?
J’aime le horse ball pour les valeurs qu’il peut véhiculer. J’aime la notion de couple qu’il exige J’aime le horse ball, car c’est un sport très complet où nos jambes sont 4 et puissantes...
Quand je me rappelle de mes débuts et quand je vois notre sport aujourd’hui, honnêtement je me dis que les choses ont bien avancé. On peut toujours y voir du bon ou du mal, mais on avance, et c’est cela que j’aime !

Un dernier mot, Florian ?
J’adresse un grand merci à Chambly et à Laurent Motard pour m’avoir accompagné sportivement pendant 19 ans.
J’adresse un grand merci à mes parents qui m ont toujours soutenus, à ma compagne et à mes enfants qui ont compris et accepté tous mes moments d’absence.
J’ai une grosse pensée pour tous mes coéquipiers et pour tous les joueurs de Chambly sans lesquels je ne serais pas là où je suis.
Et pour finir, un grand merci à Raphaël Dubois et Luc Laguerre qui m’ont tous deux renouvelé leur confiance.

Merci à toi, Mos… c’était un plaisir de travailler avec toi. Ne bats pas ton record de match à III FIHB WHR World Cup…. Mais Régale toi, régale nous !

Les Ecuries du Pato
www.ecuriesdupato.com
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Crédit photo : Chachou Photographies, Olivia Köhler - Photographies, Jeanne Mts, Stéphanie Fightbomber, Oksana Champetier, Mathilde Ferton - Photographe , Horse-Ball Attitudes

Publié dans Ecuries du Pato

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