La domesticité : humour chic

Publié le par helene33660

Aujourd'hui, dans le cadre du plan de rigueur familial, notre geste pour la planète des riches concerne la domesticité.
Il est vrai, je le reconnais, que nous avons peut-être un sureffectif dans nos gens de maison.
 Avons-nous réellement besoin d'une gouvernante, d'un garde-chasse, d'un jardinier, d'une femme de chambre, d'une cuisinière et d'une nounou ?

Charles-Henri a vite tranché : « nous ne garderons que Maria, notre femme de chambre actuelle qui fera office aussi de cuisinière, de nounou, et, à ses temps perdus, entretiendra le parc ».
Quant à moi, je dois jouer le rôle de gouvernante, ce qui est bien rabaissant pour une maîtresse de maison. Il ne se rend pas compte que nous ne vivons pas dans un deux pièces avec jardinet, mais dans un château entouré d'un parc immense.
« Et qui protègera la propriété contre les rôdeurs, puisque nous n'aurons plus Joseph, le garde-chasse ? » interrogeai-je.
« Nous prendrons un chien et le placerons dans une niche, au portail du parc, pour décourager les maraudeurs.

Ne cherchez pas un éleveur de chiens de race, nous irons à la SPA et ramènerons ce que nous trouverons » me répondit-il.
 C'est ce que nous avons fait, mais je sens que la propriété va être beaucoup moins bien gardée qu'avec Joseph et son pitbull.

« Anne-Sophie, prévenez votre petit monde, et moi je m'occupe des formalités administratives pour le licenciement économique. Et dites leur bien qu'ils feront leur préavis jusqu'au dernier jour ».
Leur préavis ? je croyais qu'il suffisait de leur verser leurs gages et qu'ils partaient sur le champ. Il est vrai que, par arrangement, la moitié de nos gens sont payés par l'entreprise, ça doit compliquer les choses.

Je me demande comment Maria, en réalité Dolorès, une espagnole pas très futée, va prendre ces bouleversements - oui, par commodité, j'ai toujours appelé mes femmes de chambre Maria sinon je m'y perds !

Je lui annoncerai que c'est une promotion, une extension de responsabilités, un accès à la polyvalence, qualité si recherchée de nos jours, sans aucune réduction de salaire. De toute façon, elle n'a pas le choix. Que de soucis et de surcharge de travail en perspective pour nous tous.
Garce de crise, tu nous feras crever ! Excusez-moi pour cet écart de langage dû à l'emportement.


Le Billet d'Anne-Sophie.

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clementine 28/10/2009 19:22


Je crois qu'ils sont jaloux car tu écris bien.. 
Rien de répréhensible.. tu t'exprimes.. 
clem