J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir - christine Arnothy

J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir" de Christine Arnothy

Résumé :
1939-1945, 2ème guerre mondiale. Budapest. La Hongrie, jusqu'alors épargnée, est assiegée par les Russes. Mais les Allemands comptent bien défendre la ville.
Christine, ses parents et d'autres locataires de l'immeuble maintenant effondré, sont obligés de vivre dans la cave durant les 2 mois du siège, dans la crainte qu'un bombardement les atteigne.
Une kyrielle de morts plus tard, le siège cesse enfin. Mais la ville est détruite. Les parents de Christine décident de s'échapper en Autriche, mais ils atterissent finalement dans un camp de réfugiés que Christine veut quitter à tout prix.

Avis :
La vie de Christine, qui fut proche de celle de beaucoup de gens durant le conflit, est narrée ici avec tous les sentiments qu'elle a pu ressentir. Poignant, et même dur par moments, ce livre, un journal en fait, pourrait presque s'apparenter au Journal d'Anne Frank. Il est divisé en 2 parties, la première,"j'ai 15 ans et je ne veux pas mourir" retrace l'adolescence de la jeune fille, et la seconde, "Il n'est pas si facile de vivre", l'arrivée au camp, sa vie "d'adulte". A lire.

Dns le conflit mondial qui ravage le continent européen de 1939 à 1945, la Hongrie est restée longtemps hors des atteintes de la guerre. Et puis, à son tour, elle est en feu. Les Allemands qui y sont entrés en maîtres se sont retranchés dans Budapest et entendent défendre la ville qu'assiègent les Russes.
C'est ce siège de deux mois, vécu dans la cave de leur immeuble, pris au bord du Danube, sous les feux croisés des belligérants, que raconte Christine Arnothy. Ils sont là une douzaine à attendre l'avance russe avec l'espoir qu'elle marquera la fin de l'oppression et de l'horreur.
Mais bientôt, les parents de Christine décident de quitter le pays. Ils aboutissent dans un camp de réfugiés en Autriche d'où Christine veut s'arracher à tout prix. Cette existence recommencée est le thème de Il n'est pas si facile de vivre qui fait suite à J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir. Et sa sobriété même rend le témoignage d'autant plus poignant sur ce qui fut le sort de tant de gens, de trop de gens pendant et après la seconde guerre mondiale.

Les moments forts

Premier : les chevaux ont été attachés pour éviter qu'ils s'effraient mais ils meurent de soif et de faim. À ce moment-là, Pista alla chercher de l'eau pour les habitants de la cave, Christine en profita pour donner à boire aux chevaux car elle avait pitié d'eux. Pour remercier Christine, les pauvres bêtes firent un mouvement avec leurs queues en signe de reconnaissance.

Deuxième : Malgré qu'Ève et Gabriel vivent dans des conditions atroces, ils célèbrent leur mariage afin d'être sûrs que, s'ils meurent, ceci ne les séparera jamais.

Les enjeux

Se justifier ? De quoi ? Témoigner ? De quoi ?

Christine Arnothy ne se justifie pas dans son roman "J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir" mais témoigne plutôt de sa vie pendant et après son adolescence. Ce roman lui sert à se libérer et à se confier.

Combler un vide ? Lequel ?

Elle n'a pas voulu combler un vide mais raconter son histoire pendant la guerre de 1939-1945. Elle veut montrer à ses lecteurs à quel point la guerre est cruelle.

Trouver un sens à ses expériences ?

Christine raconte ses expériences pour faire part aux lecteurs de la tristesse de la guerre et de ce qu'elle a subi.

Les limites

Le récit vous semble-t-il objectif ?

Ce récit n'est pas objectif car il nous explique la tristesse, la dureté de la vie. Il est plutôt pessimiste.

Y a-t-il des omissions ?

Non, il n'y a pas d'omission mais elle évoque brièvement son enfance passée.

Des déformations ?

Nous ne trouvons pas qu'il y ait des déformations puisqu'elle raconte simplement son histoire vécue.

Arnothy, Christine. - J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir.-  LGF, 1991. 348 p. (Livre de poche)

Les derniers mois de l'occupation allemande à Budapest. La "libération" par les russes s'accompagne de bombardements, d'exécutions sommaires, de pillages. Christine, réfugiée dans les caves, a le sentiment que sa jeunesse lui est à jamais volée.

Ce livre est a la fois dur et facile a lire… Il est très poignant, la vie au jour le jour d’une adolescente dans la situation de guerre rend le livre difficile a lire, nous ressentons les émotions de l’auteur elle écrit son journal et nous fait comprendre qu’as 15 ans on peut et on ne veut pas mourir… (C’est une autobiographie) Christine, âgée de 15 ans est comme toute les jeunes filles de 15 ans d’aujourd’hui, envie d’amour envie de voyager envie de rire mais cela n’est pas possible pour elle, c’est la guerre! D’un point de vue d’écriture le livre est facile a lire, le langage utilisé par l’auteur ne présente absolument aucune difficultés pour les élèves de 5eme, 4eme ou de 3eme…

Commentaire

Le récit autobiographique de Christine Arnothy, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir, a pour but de raconter trois mois de la vie d’une adolescente de quinze ans. Réfugiée dans une cave de Budapest avec les habitants de son immeuble, elle tente de survivre sous les bombardements de la deuxième guerre mondiale, qui frappent la ville.

C’est par ce caractère réaliste que l’œuvre touche le lecteur et l’amène à s’identifier à la jeune-fille. J’ai été moi-même tentée de m’identifier au personnage, mais au fil de ma lecture, j’ai perçu le caractère singulier de la jeune-fille. En effet, peu d’adolescentes du monde occidental vivent de tels évènements. Il est assez difficile pour elles, ainsi que pour moi, d’imaginer la terreur et la souffrance que Christine Arnothy a pu connaître dans sa jeunesse. C’est en cela qu’il est délicat d’affirmer que le lecteur peut s’identifier à l’héroïne. Sans doute peut-on essayer d’imaginer quelles auraient été nos réactions face à une telle situation, mais je perçois cette œuvre comme un témoignage particulièrement singulier.

Cette lecture m’a énormément touchée, sachant que des milliers d’autres jeunes-filles dans le monde, connaissent des situations similaires en raison des différentes guerres malheureusement encore d’actualité.

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