Respiration abdominale .

Publié le par helene33660

La respiration abdominale

Vous connaissez l’expression « chanter avec ses tripes ». Au-delà de mettre tout ce que l’on a dans son interprétation, elle sous-tend l’idée de l’engagement physique dans le chant, y compris en l’occurrence la partie abdominale impliquée dans le mécanisme de la respiration. En effet, la respiration, dont dépend en partie la qualité du chant, ne sollicite pas que la partie haute de votre corps.

Bien la maîtriser est la première étape pour maîtriser sa voix. Il est donc important d’en identifier le mécanisme et comprendre pourquoi la respiration abdominale est importante pour le chant.

Avant de voir en quoi la partie ventrale va intervenir dans le circuit de la respiration, distinguons d’abord les deux principaux types de respiration : la respiration thoracique et la respiration abdominale.

La respiration thoracique : c’est celle qui nous paraît la plus naturelle, celle que l’on adopte tous par réflexe lorsque le médecin nous demande de respirer fort lorsqu’il nous ausculte, par exemple. Vous ne gonflez que le haut de votre corps, vos épaules se soulèvent, pouvant entraîner à force une tension au niveau de la ceinture scapulaire. Elle n’est pas idéale pour le chant. Il faut tenter de s’en défaire pour adopter une respiration dite « abdominale ».

La respiration abdominale : c’est celle que vous devrez maîtriser. Vous avez certainement entendu parler de cette autre expression, « respirer par le ventre », qui, au passage, est aussi imagée que « avoir l’estomac dans les talons » ou « prendre ses jambes à son cou » qui relèveraient soit d’une malformation soit d’une capacité à se contorsionner exceptionnelle à ce niveau. L’image est donc réductrice, il s’agit davantage de maîtriser le souffle en sollicitant la partie abdominale. Cette respiration est la plus naturelle chez l’homme, du moins au premier âge. C’est en effet ainsi que respirent les bébés. Il suffit de les observer pour s’apercevoir que c’est leur ventre qui se soulève et non le thorax. Mais vous savez le faire inconsciemment aussi, puisque c’est la respiration que l’on adopte sans s’en rendre compte, lorsque l’on dort ! Son gros avantage, c’est qu’elle offre une plus grosse capacité d’air et sollicite en priorité la partie abdominale.

Passons à quelques exercices pour essayer de retrouver cette respiration et qu’elle redevienne naturelle :

La prise de conscience

Placez-vous devant un miroir, mettez vos mains sur votre taille, vos doigts vers votre nombril. Vous inspirez. Sans y réfléchir, la plupart des gens inspirent en soulevant la poitrine. Ce n’est pas bon, il s’agit de la respiration thoracique. C’est votre ventre qui doit bouger.

Allongez-vous maintenant. Mettez la main sur le ventre pour le sentir bouger. Vous pouvez également vous saisir d’un livre – peu importe lequel, la réponse ne se trouve pas dedans. Puis, placez-le sur votre ventre et observez. Le livre se soulève à l’inspiration et redescend à l’expiration. Une fois que vous avez bien compris le mouvement, il faut réussir à le faire sur commande : mettez-vous debout. Placez-vous face à un mur, les avant-bras contre le mur, au même niveau que les épaules, votre corps incliné à environ 30°. Dans cette position, la respiration abdominale se fait naturellement. Faites-le pendant quelques minutes et au bout d’un moment, remettez-vous droit et essayer de prolonger cette respiration.

La maîtriser

La respiration s’opère en deux phases :

Inspiratoire, pour emmagasiner un maximum d’air.

Expiratoire, pour utiliser l’air pendant le chant .

Durant cette deuxième phase, qui peut être longue lorsqu’on chante, le but est de contrôler le débit de l’air rejeté, notamment grâce au diaphragme. Imaginez un ballon de baudruche gonflé. Si vous relâchez l’ouverture d’un seul coup, l’air est expulsé très rapidement.

Maintenant, si vous en maîtrisez l’ouverture en ne laissant passer un léger filet, l’expulsion sera plus lente et continue.

Essayez donc d’inspirer profondément, vous sentez votre ventre gonfler, puis expirez le plus doucement possible, jusqu’à solliciter la ceinture pelvienne pour les derniers instants, tout en vous chronométrant.

Faites-le chaque jour, et essayez de gagner une seconde à chaque fois.

Un exercice plus rythmique

Expirez totalement. Puis restez en apnée sur quatre temps. Prenez ensuite votre inspiration par sur quatre temps, par le nez ou bouche entrouverte. Restez en apnée à nouveau sur quatre temps. Expirez ensuite lentement sur huit temps. Continuez ainsi.

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Publié dans croches en Choeur

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