Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

43 articles avec ecuries du pato

Charles Eliott Lacombe en Equipe de France - Horse Ball

Publié le par helene33660

Charles Eliott Lacombe en Equipe de France - Horse Ball
Charles Eliott Lacombe en Equipe de France - Horse Ball
Charles Eliott Lacombe en Equipe de France - Horse Ball
Charles Eliott Lacombe en Equipe de France - Horse Ball

Championnat d'Europe 2017 :Rencontre avec Charles Eliott Lacombe

Bonjour Charles Eliott, tous les horse balleurs ont appris ta sélection en Equipe de France, alors que tu ne jouais pas en Pro-Elite. Merci à toi de nous permettre de faire plus ample connaissance avec toi, Champion de France 2017 PRO, avec Loire sur Rhône.
Bonjour Hélène, Je m'appelle Charles-Eliott. J'ai 25 ans et je joue à Loire sur Rhône. Je suis en Master de ressources humaines en alternance.

2Quel est ton parcours équestre ?
J'ai commencé l'équitation à 5 ans et le horseball en poussin à Decines avec Audrey Sagnimorte. J'y ai joué jusqu'en minimes 1ere année où j'ai arrêté pour ne faire plus que de l'équitation "classique". J'ai repris le horseball à 17 ans, toujours à Decines. On jouait en amateurs. C’est à 18 ans que j’ai rejoint Loire sur Rhône Horseball - PRO ÉLITE et son coach Olivier Segear.

Qui est ton cheval ? Comment l’as-tu rencontré ?
Mon cheval s'appelle Aligator Song. C'est un pur sang de 9 ans. C'est Eve l'avait repéré aux courses. Il était monté par un coéquipier. Je l’ai récupéré lorsque celui-ci s’est arrêté. Aujourd’hui, c'est un cheval très bien dressé, très réactif et surtout très stable. En fait, c'est le cheval qui me correspond.

Comment travaillez-vous ?
Je monte Aligator monte 6 à 7 fois par semaine. Il va au marcheur tous les jours. S’ajoutent à son programme du dressage, un entraînement individuel et un second collectif.
Je monte tous les jours à cheval. Je participe à tous les entrainements y compris celui des féminines de Loire.

Quel est ton plus beau souvenir à cheval ?
Mon plus beau souvenir est l’ ensemble de cette saison avec Loire sur Rhône, avec notre titre de Champions de France Pro et notre invincibilité. Le championnat 2017 s’est révélé génial d'un point de vue collectif. On ne pouvait rien imaginer de mieux. J’avoue que du point de vue individuel c'était génial aussi.

Comment arrives tu à lier l’ équitation de haut niveau et le métier ? les études ?
Lier équitation et vie professionnelle est facile puisque je vis sur le Centre Equestre Vieux Moulin Loire/rhone et que je vis avec Eve.

Qu’as-tu ressenti apprenant ta sélection en équipe de France ? Est-ce que t’en doutais ?
L'annonce de la sélection était une surprise. Jouant en pro je ne pensais absolument pas à l’Equipe de France. Je ne sais pas si ma sélection , la première , est un message d'espoir pour les joueurs de toutes les catégories, mais cela montre aussi Raphael et Luc Lgr regardent les autres catégories. Je les remercie d’avoir misé sur moi.

As-tu fait des sacrifices pour en arriver là ?
En terme de sacrifice je ne pense pas avoir dû en faire beaucoup. Ce sont surtout mes parents, ma maman Marie-Christine Obino qui ont dû en faire (rires). Après, c’ est sûr que cela représente énormément de travail et de temps passé à cheval sans avoir la possibilité de faire autre chose.
Puisque tu me le demandes, Hélène, aux plus jeunes, je pourrais dire qu’il faut travailler énormément en horseball mais surtout en dressage. « Mieux vous monterez, mieux vous exploiterez les qualités de vos chevaux. » Un autre aspect important est d'être à l'écoute des conseils et de regarder les matches avec attention. Il ne faut pas essayer pas de devenir quelqu'un d'autre sur un terrain, mais il rester soi-même et travailler sur nos défauts.

Comment envisages – tu ton championnat d’Europe ?
Pour les Championnats d'Europe de Saint Lô, je souhaite que nous soyons champions. Après, j'espère pouvoir apporter le plus possible au collectif en étant performant en touche et en défense. Je pense que ce sera une belle compétition avec beaucoup de niveau.

Y a-t-il des joueurs qui t’inspirent ?
Je regarde au maximum les matches des circuits fermés et les couples qui jouent. En terme de joueurs qui m'ont inspiré il y en a plusieurs. La première est Eve Ségear pour sa combativité sur un terrain, le fait qu’elle soit forte dans tous les secteurs du jeu et qu'elle soit performante avec plusieurs chevaux. En plus, je suis particulièrement content de l'avoir dans mon équipe en mixte parce que je n'aimerais pas l'avoir contre moi ! (Rires).
Le deuxième joueur est Jérôme Hadjout. Il montait Perfect World qui est sûrement le cheval qui a pu m’impressionner le plus pour ses qualités en touche et en défense. J'aime beaucoup sa combativité et sa vision du jeu. C'est pour moi l’ un des joueurs les plus complets du circuit.

A propos, peux- tu nous donner des nouvelles d’Eve ?
Eve va bien. Sa grossesse la rend parfois un peu malade mais ça va. Elle monte beaucoup moins à cheval. Elle a été très heureuse et très fière que je sois sélectionnée en EDF.

Qu’aimerais tu ajouter ?
Je veux remercier Eve, Olivier et Valérie Joannides Segear qui m’ont permis d'atteindre ce niveau et qui me prêtent Aligator entre autres. Je remercie mes coéquipiers qui me supportent depuis des années ! Merci aussi à mes parents et à Raph Dubois et Luc Laguerre qui m’ont accordé leur confiance en me sélectionnant. Enfin, je remercie Lou Daum pour toutes les belles photos qu'elle fait !

A mon tour de te remercier, Charles Eliott pour ta sympathie. Bon Championnat d’Europe avec Antoine Cocoynacq , Benjamin Depons, Romain Depons, Clément Maby, Ellington Barnes, Tom Dupau, et Ladislas Crausaz .

Helene Benoit

#horse ball, #Charles Eliott Lacombe, #Horse ball, #Saint Lo, # # #pato, #ecuriesdupato, FIHB - Fédération Internationale de Horseball; FIHB WHR European Championships 2017

Les Ecuries du Pato
www.ecuriesdupato.com
https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato
Crédit photo Lou Daum, Olivier Leschiera

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Horse Ball : les cavalières de Pro Elite Féminin au Salon du Cheval

Publié le par helene33660

match Chambly contre Bordeaux Blanquefort. film de Equidia

Ce week end, le horse-ball  avait rendez-vous sur la carrière du hall 5 du  Salon du Cheval de Paris. Huit rencontres du Championnat de France Pro Elite Féminin étaient au programme, comptant pour les 3èmes et 4èmes journées du Championnat de France.  Si les paris sportifs liés à l’équitation étaient encore d’actualité,  les grilles  proposées par  NetBet Sport auraient été bien difficiles à remplir tant  chaque match apporte son lot de surprises.  

Chambly, leader au classement général avant l’étape a flanché face aux montpelliéraines classées 5è et se retrouve à la 3è place du classement provisoire.

Les cavalières de Coutainville et de Meurchin confirment leurs bonnes entrées dans le championnat et pointent respectivement en 1ère et 2ème place du classement. Pourtant, les joueuses de Meurchin, emmenées par Margaux Bouchery  se sont fait quelques frayeurs face  aux cavalières  d’OGC qui ont  assuré le spectacle  tout au long de la 2è mi-temps. Laura Boutin et ses coéquipières ont su recoller au score puis n’ont  rien lâché face aux nordistes favorites qui n’ont marqué le but de la victoire que 5 secondes avant le buzz final. Ce but nous  a privé d’une mort subite  qui aurait pu donner les deux points de la victoire à l’entente Ouest, Gif, Chambéry…  Je retiens que le match est resté haletant tout au long des 20 minutes, pour le plus grand plaisir des spectateurs venus nombreux découvrir le horse ball. OCG remporte le bonus défensif, ce qui les place à la 5 è place du classement général . Bravo à ces joueuses pour leur détermination…

Bon week end sportif pour les joueuses de Nancy qui sont remontées de la 7è à la 4 è place du classement provisoire. Elles ont gagné leur match contre Auxerre/Vieux Champs,  mais ont perdu à la mort subite contre OCG.

Les cavalières de Montpellier, quant à elles ont imposé leur jeu face à Chambly, remportant leur match 10 - 8 . Elles pointent à la sixième place  après leur match perdu face à Coutainville, Championne de France en titre.

Auxerre, privé d’Eve, n’a pas confirmé  sa prestation de Rosières. Les cavalières ont échoué face à Meurchin, puis face à Nancy. Elles redescendent à la 7è place du classement général provisoire.

Enfin, lanterne rouge du classement, Bordeaux Blanquefort Horse Ball (BBF) peine à trouver son  rythme et enregistre sa 3è défaite. Pourtant, les promues ont bien résisté face aux cavalières de  Coutainville et ont proposé des phases de jeu  plus construites et plus intéressantes. Cette jeune équipe qui entame la saison avec quatre nouveaux chevaux espère bien voir son travail récompensé lors des prochaines journées du championnat féminin.

En conclusion, depuis le premier week end qui se déroulait à Rosières aux Salines, chaque match est une surprise à lui seul.  Rien n’est joué d’avance.  Tour à tour les leaders rencontrent des difficultés... J’en veux pour preuve Auxerre/Vieux champs qui a fait tomber Coutainville ; Nancy (promu) qui a fait tomber Montpellier ou OCG qui accroche Meurchin sans compter Bordeaux Blanquefort qui a causé des soucis au leader Coutainville.

Rendez- vous est pris les 14 et 15 janvier 2017, où toutes ces équipes joueront au Mans, en compagnie des Pro Elite Mixtes et des cavaliers Pro.

 

Le classement provisoire  au 27 novembre 2016

1 Coutainville   Agrial  - 7points

2 Meurchin -   7 points

3 Chambly - 6 points

4 Nancy lorraine - 5 points

5 OGC Horse Ball  -  5 points

6 Montpellier - 4   points

7 Auxerre –Vieux Champs - 3   points

8 Bordeaux Blanquefort - 1  point

 

Hélène

www.petitechronique.com

 

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Cécile Pinquié, capitaine de Bordeaux Blanquefort Horse Ball

Publié le par helene33660

Cécile Pinquié, capitaine  de Bordeaux Blanquefort Horse Ball
Cécile Pinquié, capitaine  de Bordeaux Blanquefort Horse Ball
Cécile Pinquié, capitaine  de Bordeaux Blanquefort Horse Ball
Cécile Pinquié, capitaine  de Bordeaux Blanquefort Horse Ball

L’équipe de Bordeaux Blanquefort Horse ball ne serait pas la même sans sa capitaine : Cécile Pinquié. Faisons connaissance…

Bonjour Cécile, peux-tu te présenter ?

Bonjour Hélène,
Je m'appelle Cécile Pinquié. J'ai 25 ans et je joue au Horseball depuis l'âge de 8 ans !

J'ai découvert ce sport en arrivant sur Bordeaux et j'en suis devenu totalement accro.

C’est génial de pouvoir mélanger l'équitation, le ballon et les copains-copines.

Pendant quelques années j’ai évolué sur 2 catégories : féminines et mixtes. Le jeu est à chaque fois différent et c’est ce qui m’attire. Pourtant, cette saison ci, ça ne sera plus possible et ça va me manquer, même si la PEF va bien m'occuper !

Dans la vie de tous les jours, quand je ne suis pas à cheval, je suis assistante marketing. Je viens juste de finir mon master 2 en marketing et communication. Fin de la vie étudiante !!!

Qui montes – tu ?

Ma jument s'appelle Maresbella. Elle a 13 ans et entame sa 7 è saison. C’est une jument que je connais par cœur, qui a du métier et beaucoup de courage.
Je l'ai mise au horse ball moi-même et ça n'a pas toujours été facile tant elle déborde d'énergie et n’est pas toujours évidente à canaliser.

C'est une jument dans le sang, maniable, explosive et rapide ! Elle est très pratique dans les postes où il faut percuter rapidement.
Evidemment, elle a les défauts de ses qualités : Elle monte très vite dans les tours et ce n'est pas toujours évident de faire redescendre la pression.
Avez-vous remarqué, que si vous la regardez par derrière, vous la voyez bancale ??? C’est sa hanche coulée qui fait cela. Ce n’est pas banal.

Amateur féminine, Amateur Elite féminine… Vous avez fini Championnes de France…Comment as-tu vécu la montée en PEF avec Blanquefort ?

J'ai déjà eu la chance de jouer 2 saisons en PEF. D’abord avec l'équipe de Bordeaux Minx, puis celle de St Gervais. A chaque fois, ça a été des expériences très intenses. A l'époque, on avait travaillé très dur pour atteindre cette catégorie et y évoluer.

Cette nouvelle montée en PEF, c’est un nouveau challenge que j'ai hâte d'attaquer, entourée de mes coéquipières.
On est toutes à fond et motivées pour tout donner et s'éclater sur le terrain. On veut sortir de nos matchs en étant satisfaites de nous et sans rien regretter.

On aborde avec beaucoup de sérieux cette saison. Déjà, on a doublé nos entraînements et on s'est toutes préparées cet été pour être en forme au moment venu !

Tu es capitaine, est-ce un rôle important ?

Hé oui… Je dois soutenir mon équipe dans les moments difficiles. Je motive mes guerrières et leur demande de ne jamais baisser les bras. Pour elles, il est important que je sois sur le terrain mais aussi à coté et vérifier que tout le monde va bien : chevaux et cavaliers. J’essaye d'aider à régler les problèmes quand je peux.

Sais-tu que depuis qu'on a acheté le brassard, il n'a jamais connu la défaite en féminine. Il nous porte bonheur ... Mais on est prête à le bruler s’il perdait !!! On est très superstitieuses sur ça !

Veux-tu ajouter quelque chose ?

Je pense que ce qui fait notre force, c'est notre amitié, notre cohésion et notre mental de guerrières. Ah, j’ai failli oublier (mais comment l’oublier ???? ) :

  • Nicolas, notre coach surmotivé, déterminé, qui nous pousse à nous surpasser à chaque entraînement.
  • Et un entourage qui nous aide à réaliser notre passion et sans qui tout cela ne serait guère possible



Merci Helene pour ce petit questionnaire et pour tout ce que tu fais pour mettre en lumière notre sport.

Les Ecuries du Pato

www.ecuriesdupato.com

https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato

Crédit photo ; Jeanne Mts , clara château, Jeanne Mts, Blanquefort horse ball ; audrey Takczuk

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Coupe du monde de Horse Ball

Publié le par helene33660

Coupe du monde de Horse Ball
Coupe du monde de Horse Ball
Coupe du monde de Horse Ball
Coupe du monde de Horse Ball
Coupe du monde de Horse Ball
Coupe du monde de Horse Ball

Bonjour à tous

Vous ne le savez pas, ou peu, mais aujourd’hui, les 3 équipes de France de HORSE BALL ont toutes gagné les finales du CHAMPIONNAT DU MONDE qui s'est déroulé à Ponte de Lima ( Portugal).

Ils ont joué pour une médaille d’or et le titre de Champions du Monde :

- les Cadets de – 16 ans, France / Australie à 17h45

- les Ladies (pro elite féminin ) France /Portugal à 22 h00

- les Séniors de la Pro Elite… France/Espagne ( avec 3 amis Girondins... ) à 22h45

Tous ont été invaincus cette une semaine….. mais Ponte de Lima n’est pas Rio… donc silence Radio...

Ceci dit, Allez les Bleus….. et 1 et 2 et 3 médailles de glanées…

Les liens utiles :
https://www.facebook.com/EcuriesduPato
www.horse ball.org


Retransmission :
Arena : http://livestream.com/accounts/202492/events/6152665
Stadium : http://livestream.com/accounts/202492/events/5871786

credit photo : Berta barnils, HB Little Family

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Marie fait sa rentrée

Publié le par helene33660

A chacun sa rentrée...

A chacun sa rentrée...

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Migel Le Gall, ce géant du Horse ball

Publié le par helene33660

Mikel le Gall, horse ball,
Mikel le Gall, horse ball,
Mikel le Gall, horse ball,
Mikel le Gall, horse ball,
Mikel le Gall, horse ball,
Mikel le Gall, horse ball,
Mikel le Gall, horse ball,

Mikel le Gall, horse ball,

Bonjour Mikel… tu fais partie des plus talentueux joueurs de horse ball… mais à part ça, que peut on savoir de toi ?

Bonjour Helene, En fait, je peux rajouter que j’ai 34 ans, que je suis papa de deux petits garçons et que je joue au horse Ball depuis toujours. Je suis animateur commercial chez Cafpi courtier en prêt immobilier.

Comment est née ta passion ?

Je suis né dans une famille de cavaliers avec un papa responsable de centre équestre et une maman monitrice d’équitation. Bref, je suis tombé dedans tout petit ! J’ai essayé toutes les disciplines équestres (dressage, monte camargue, cso, cce, tir à l’arc…) mais il me manquait quelque chose avec ces sports individuels. Pour tout te dire, mon papa a été le précurseur du horse ball en Provence. Il venait de découvrir ce sport équestre chez ses amis bordelais.

A cette époque, je faisais aussi du rugby ce qui fait que je me suis retrouvé dans ce sport collectif, à partager des bons moments avec les copains !

Qui est ton cheval ?

Mon partenaire d’aujourd’hui est L’hammamet, pur-sang de 10 ans. On s’est rencontré il y a deux saisons après une grave blessure de mon bolide de l’époque Ascot Queen !

Je me retrouvais à pied, en plein mois de février et je risquais fort de me retrouver sur un cheval sans expérience pour jouer contre Bordeaux une semaine plus tard à Saint Lo …

Luc et Christine Laguerre avaient ce cheval à la maison. L’hammamet, bien que compliqué, était le partenaire d’entrainement de Nicolas Thiessard. Au pied levé, ils me l’ont gentiment prêté pour jouer à Saint Lo. Une complicité s’est tout de suite créée entre nous. J’ai eu la chance de l’avoir à disposition pour le travailler et jouer avec lui jusqu’à Jardy. C ‘est alors que j’ai proposé à Luc et Christine de l’acheter !

Comment travaillez-vous tous les deux ?

L’Hammamet est un cheval qui a dû connaitre de drôles de choses dans sa vie. Il n’est pas toujours très sympa, mais dès que l’on gagne sa confiance, il devient un partenaire exceptionnel. Il travaille quasiment tous les jours. On alterne le travail sur le plat, le galoping, la longe et l’extérieur. L’Hammamet est inépuisable. Il adore apprendre de nouvelles choses !

J’aimerais dire qu’il vit dans des conditions optimales en box- paddock à Saint Rémy de Provence, toujours chez Luc et Christine.

Quant à moi, depuis quelques années mon rythme d’entrainement a baissé du fait de l’organisation de notre équipe avec des partenaires sur Paris. Mais on tache de s’entrainer au moins 3 fois par mois en se couplant avec Aramon ou Saint Rémy.

Et puis, j’ai la chance d’avoir aux écuries un but. Ça me permet de travailler ma technique individuelle.

Mikel, quel est ton plus beau souvenir à cheval ? Ton pire souvenir ?

J’ai accumulé énormément de souvenirs grâce à ce magnifique sport.

Je peux te citer :

- Ma première sélection aux cotés de mes idoles de l’époque : Laurent Motard, Thomas Soubes, Luc Laguerre, Flo Moschwitz, Nicolas Thiessard, Romain Depons, Paul Ciavatta… ;

- La première coupe du monde tout aussi magique ;

- La cérémonie d’ouverture des Jeux Equestres Mondiaux avec tous les athlètes mondiaux de l’équitation ;

Mais celui que je garderai en mémoire est la tournée en Suède avec les démonstrations dans la Globe Arena avec Nicolas Thiessard devant un public n’ayant jamais vu de Horse Ball. Je me souviendrais toute ma vie de la bronca, cette ovation du public lors du premier ramassage effectué sur le sol suédois !

Quant à mon pire souvenir… C’est de ne pas avoir pu participé à la Coupe d’Europe de Horse ball à Regengos au Portugal, car mon patron de l’époque ne m’a pas laissé partir !!!

Y a t-il des compétitions que tu préfères ?

J’aime toutes les compétitions avec leur lot de joie, de frustration. Mais j’avoue que je préfère gagner tant je déteste le goût que laisse en bouche la défaite ! Ceci dit, de toutes les compétitions que j’ai eues la chance de jouer, ma préférée fut la Coupe de France avec ses finales dans le dôme du horse ball qu’est le « Salon du cheval de Paris ». C’était sur la carrière du CSI.

As-tu une autre passion que le horse ball ?

J’ai joué pendant longtemps jusqu’à devenir stagiaire pro de rugby, mais il a fallu faire un choix… Mon physique m’a aidé à choisir.

Qu’as-tu pensé de ton championnat PE 2016 ?

Notre championnat 2016 fut compliqué car nous avons dû modifier notre ligne de touche à l’intersaison pour différentes raisons et avec l’arrivée de nouveaux chevaux. Je pense que l’on est à notre place et que chacun d’entre nous a fait son maximum pour les autres. Après, comme on aime gagner, on est frustré ! Mais, on a eu la chance de truster les podiums pendant quelques saisons… Il faut bien que la roue tourne !

Comment arrives-tu à ta passion avec ton quotidien ?

C’est une question d’organisation, pour éviter que cette passion ne devienne un boulet pour la vie de famille. J’ai énormément de chance d’avoir une magnifique femme compréhensive qui m’a pris avec ma passion, comme elle aime le rappeler aux personnes qui peuvent avoir du mal à le comprendre !

Donc on monte tôt le matin, entre midi et deux …

Pendant toutes ces années, cela m’a permis d’avoir un équilibre, un exutoire. J’ai le cheval dans le sang et je ne pourrai jamais arrêter de monter à cheval !

Raphael Dubois t’a sélectionné pour la Coupe du Monde. Qu’as-tu ressenti à l’appel de ton nom ?

Une sélection en Equipe de France est une récompense et un bonus du travail accompli sur l’ensemble d’une saison. C’est toujours un honneur de pouvoir représenter son pays dans son sport ! Mais, c’est une récompense individuelle, donc je tiens à remercier mes coéquipiers qui m’ont permis pendant toutes ces années d’en arriver là. J’ai eu la chance de jouer et de m’entrainer avec des joueurs de très haut niveau et c’est ce qui m’a permis de progresser au fil des années.

As-tu fait des sacrifices pour en arriver là ?

Je n’ai jamais fait de sacrifices, par contre j’ai eu beaucoup de remises en question, de réflexions sur ma manière de travailler mes chevaux. J’ai pris le temps de regarder des matches, de discuter avec mon confident et ami qu’est mon papa Yannick qui m’a tout appris de l’équitation au horse ball…

Comment envisages- tu Ponte de Lima ?

Je ne l’envisage que d’une seule manière : Ramener l’or en France, en mettant tous les ingrédients pour y arriver. Cela va être une très belle fête pour le horse Ball. On va avoir la chance de côtoyer des pays pour la première fois et cela montre un intérêt pour la discipline à l’international !

Mikel, quels sont les joueurs qui t’ont inspiré ?

La liste est longue car j’ai connu différentes générations de joueurs, mais pour commencer, je sais qu’il y en avait deux sur le bord des terrains. J’étais tout petit… Christine Orgels Laguerre et Thomas Soubes. J’ai eu la chance de commencer en élite et en Equipe de France avec eux. J'avais 15 ans lors de mon premier match en élite et 17 ans pour ma première sélection en Equipe de France Senior

Ensuite j’ai appris de Luc Laguerre, de Raphael Dubois, de Laurent Motard …

Aujourd’hui je suis fan de Romain Depons et de Johan Pignal !

Mikel, qu’est-ce qui te plait dans le horse ball ?

Ce que j’aime dans le horse ball, ce sont les femmes et les hommes qui portent cette passion depuis des années avec la même ferveur ; ces personnes ont changé mais d’autres ont repris avec la même foi ! Le horse ball, c’est un sport unique et c’est pour cela que je l’aime. Et j’espère que mes petits garçons s’essaieront à ce magnifique sport !

Tu as annoncé ta retraite de horse balleur… Qu’est ce qui a déclenché cette décision ?

Effectivement, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière cette année. J’y réfléchis depuis quelque temps car cela demande beaucoup d’organisation, entre le boulot, la vie de famille, le travail du cheval, les déplacements lointains… Ce ne fut pas une décision facile à prendre car le horse ball rythme ma vie depuis l’âge de 6 ans, année de mon premier championnat poussin à Montéclin contre Anthony Morris.

Je m’y suis préparé dès septembre dernier et cela m’a permis de ne plus y penser de l’année. Je tachais de penser à être le meilleur possible pour mes coéquipiers. Ceci dit, je ne pense pas rester très éloigné des terrains, car mes deux petits garçons montent à poney et puis, pourquoi ne pas continuer à transmettre autour de moi ma passion pour ce sport !!!

Quel conseil pourrais-tu donner aux jeunes horse balleurs ?

Ce que j’aimerais leur dire ? Soyez cavalier avant d’être horse balleur ; prenez soin de vos montures et de vos coéquipiers car sans eux on n’est rien !

Mikel, aimerais tu ajouter un dernier mot ?

Oui oui. J’aimerais remercier mes parents pour la transmission de cette passion, pour tout ce temps passé à mes côtés, pour leurs conseils pour débourrer et dresser ces bolides qui ont fait que j’ai eu la chance d’arriver à ce niveau.

Je remercie mes chevaux pour leurs performances exceptionnelles. Je voudrais aussi remercier la famille Depons, nos amis de famille depuis 40 ans pour l’invention de ce sport ! Sans vous et sans toutes les personnes qui ont gravité autour de ce sport, rien n’aurait été possible…

Je voudrais aussi remercier tous mes coéquipiers et coachs avec qui j’ai eu l’honneur de jouer depuis les années poney et jusqu’en Equipe de France car j’ai appris de chacun d’entre vous !

Et je réserve le petit mot de la fin pour remercier ma compagne et mes enfants qui m’ont permis de continuer de jouer au plus haut niveau malgré les jours d’absence de la maison. Merci aux femmes et aux hommes qui font le horse ball. Merci Hélène.

Les Ecuries du Pato

www.ecuriesdupato.com

https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato

Crédit photo : Nicolas Moulin, Reflex Horse ball, Chachou Photographies , Olivia Köhler - Photographies, Lou Daum, Les photos de Lou B, Pascale Vacher, HB Shoot by Lou Daum

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Paula Guinazu, artiste d'Argentine

Publié le par helene33660

Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine
Paula Guinazu, artiste  d'Argentine

(interview en français puis en espagnol)

Il y a quelques mois, je tombais – via fb- sur un magnifique dessin de Paula Guinazu… En quelques clics, je découvrais une artiste pleine de talent, qui croque à merveille les chevaux, les joueurs de polo, de horse ball / pato en Argentin , mais aussi la nature, la danse...

La fédération internationale vient de la convier aux prochains Championnat du Monde de Horse ball.…. Paula viendra d’Argentine exposer ses œuvres à Ponte de Lima…. Une belle aventure, non ?

Je vous propose de faire plus ample connaissance avec elle.


1. Bonjour Paula. Qui es tu ?
Bonjour… Hola.. je m’appelle Paula Guiñazú

2. D’où viens tu ?
Je suis né et je vis à Buenos Aires - Argentine

3. Est-ce que tu peins depuis longtemps ?
J’ai commencé à dessiner vers 9 ans et je peins depuis mes 15 ans !

4. As-tu fait de ta passion un métier ?
Oui. Je fais des travaux artistiques par commande, comme des portraits, des dessins pour des vêtements, des étiquettes pour des vins, des couvertures de livres, etc... J’ai aussi une affaire liée à l’encadrement des oeuvres d'art.

5. Comment as-tu appris à dessiner ?
J'ai commencé par dessiner seule. Je copiais ce qui me plaisait puis ce qu’on me demandait de faire. J’ai beaucoup pratiqué. Ensuite, j'ai suivi les cours des Beaux Arts où j'ai beaucoup appris.

6. Comment en es- tu venue à dessiner des tableaux de horse ball ? Ce sport est- il très connu en Argentine ?
Je connais le horseball depuis toujours, puisque c'est notre sport national. C’est une des raisons pour laquelle je m’y intéresse. Mais je veux aussi aider à sa diffusion, à mieux le faire connaitre. Je voudrais qu’un plus grand nombre de personnes s’intéressent à lui, parce que c’est vraiment un très beau sport.

Il est connu ici, mais j’aimerais qu’un jour il soit aussi répandu que le football.

7 : Paula, quel ton joueur est-il favori ? Quelle est ton équipe (équipement) favorite ?
Mes joueurs favoris sont Ariel Tapia (qui va être présent à la Coupe du Monde ) et Elías Betanzo.

8. Qu'aimes tu dessiner ?
Principalement, j’aime peindre les chevaux et leur relation à l'homme et son environnement. J’aime dessiner la beauté et l’intelligence du cheval.

9. Est-ce difficile de peindre un tableau avec un joueur d'horse ball ?
Oui, c'est difficile. Le cheval est très complexe et le visage humain tout autant.

Ensemble, ils forment une combinaison magnifique et un vrai défi que je relève avec plaisir.

10. qu’as-tu ressenti en recevant l’invitation du FIHB en tant que VIP ?

Ce fut une merveilleuse surprise d’apprendre que mon travail ait voyagé si loin et qu’en plus il soit apprécié.

11. Comment as-tu organisé ton voyage ?

Depuis ce jour, je travaille pour pouvoir emmener mes plus belles œuvres et je réfléchis à la manière de les présenter au mieux.

12. Comment imagines-tu l’exposition ?

Je profite beaucoup des expositions en recevant le feed back des gens. J’aime discuter avec eux et voir à travers leurs yeux. Chacun a son propre regard, une interprétation différente et c’est merveilleux. Cela m’ouvre l’esprit.

13. Exposes –tu souvent tes tableaux ?
Oui. Ici, en Argentine je présente mes œuvres dans différents shows équestres. Comme dernièrement les finales de pato ou de polo à Palerme.

Il y a deux semaines, j’ai participé à une exposition dans les tournois de polo de Colonel Suarez et dans une démonstration dans la Borne (Pilier). Mais aujourd’hui, je les ai retirés car je me prépare à l’exposition de Ponte de Lima où se déroulera la Coupe du Monde.

15. Aimerais – tu ajouter quelque chose, Paula ?
Je veux remercier les Ecuries du Pato et tous ceux qui me donnent un espace et un appui pour mon oeuvre. Et puis, j’aimerais que les efforts de tous aident à répandre ce beau sport, qu’il soit apprécié même dans le dernier coin de la planète.

Merci Paula.

Hace algunos meces, me encontré un maravilloso dibujo de Paula Guinazu en Facebook. Descubri un artista con mucho talento, que pinta muy bien los caballos, los jugadores de Polo, de Horse Ball (Pato en Argentina) pero tambien la naturaleza, la danza…

La federacion internacional ha invitado a ella al proximo Mundial de Horse Ball.

Paula llegara de Argentina para exponer su obra a Ponte de Lima.

Una aventura, verdad ?

Le sugiero que la conoces mas.

-Buenos días Paula.

-Hola!

¿ Como te llamas ?

Mi nombre es Paula Guiñazú

¿ Donde vives ?

He nacido y vivo en Buenos Aires Argentina

¿ Pintas desde mucho tiempo ?

Dibujo desde los 9 años y pinto desde los 15

¿ Es tu oficio?

Hago trabajos artísticos por encargo, como retratos, diseños para indumentaria, etiquetas para vinos, tapas de libros, etc. Pero además tengo un negocio en el que enmarco obras de arte

¿ Como aprendes a dibujar ?

Comencé dibujando sola, copiando lo que me gustaba y lo que me pedían, practicando mucho. Luego, comencé la carrera de Bellas Artes donde aprendí mucho

¿ Cómo conoces el horse ball ? ¿ Es un deporte muy conocido en Argentina ?

Conozco el horseball desde siempre, ya que es nuestro deporte nacional. Y parte de la razón por la que lo elijo, además de lo bello que es, es para ayudar a su difusión y a que mayor número de personas entren en contacto y se interesen en él

Es conocido aquí, pero ojalá algún día esté tan difundido como el fútbol

¿ Cuál es tu jugador favorito? ¿ Cuál es tu equipo favorito?

Mis jugadores favoritos sin Ariel Tapia (quien va a estar presente en el mundial) y Elías Betanzo

¿ Qué te gusta dibujar ?

Principalmente me gusta pintar caballos y su relación con el hombre y su entorno. Su belleza, e inteligencia

¿ Es difícil pintar un cuadro con un jugador de horse ball?

Es difícil, aún teniendo práctica. El caballo es muy complejo y la figura humana aún más. Juntos hacen una combinación magnífica, pero todo un reto. El cual tomo con gusto como un desafío.

¿ Cómo te sintió recibiendo la invitación del FIHB ?

El año pasado, el presidente de la Federación Internacional se contactó conmigo y me hizo la propuesta. Fue una sorpresa maravillosa saber que mi trabajo ha llegado tan lejos y que además es apreciado.

¿Cómo se organiza tu viaje ?

Desde entonces estoy trabajando para poder llevar la mejor calidad de obra y pensando la manera de presentarla como corresponde

¿Cómo imaginas la exposición a Personaje importante(Puesta,Punto) de Lima?

Disfruto mucho en las exposiciones, ya que tengo el feed back de la gente. Me gusta conversar con ellos y ver a través de sus ojos. Es maravillosa la mirada, la interpretación diferente que tienen, eso abre mi mente también.

¿Haces muchas exposiciones ? dondé se pueden ver tus pinturas ?

Si, en Argentina hay obra mía en forma casi permanente en diferentes shows ecuestres o relacionados a ellos. Como la final del abierto de Pato o de polo en Palermo

¿ Si sí, dónde ya expusiste tus cuadros(tableros)?

Hasta hace dos semanas tuve obra expuesta en los torneos de polo de Coronel Suarez y en una muestra en Pilar, pero ahora los retiré preparándome para llevarlos a Ponte de Lima

¿Quieres anadir algo ?

Quiero agradecer a Ecuries du Pato y a todos quienes dan espacio y apoyo a mi obra. Y deseo que todo el esfuerzo en conjunto ayude a difundir este bello deporte para que sea apreciado hasta en el último rincón del planeta

Muchas gracias, Paula….A

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Florian MOSCHKOWITZ

Publié le par helene33660

Florian MOSCHKOWITZ
Florian MOSCHKOWITZ
Florian MOSCHKOWITZ
Florian MOSCHKOWITZ
Florian MOSCHKOWITZ
Florian MOSCHKOWITZ
Florian MOSCHKOWITZ
Florian MOSCHKOWITZ

Que serait notre horse ball, sans Florian Mos

Bonjour Florian. Tout le monde connait ta silhouette, mais qui es-tu plus précisément ?
Bonjour Hélène. Difficile de me présenter en quelques mots … J’ai 36 ans. Je suis Papa de deux enfants et joueur de Horse-ball depuis 22 ans. Dans le quotidien, je suis contrôleur de gestion chez Thales Optronics pour l’activité Electronique de Missile.

Comment es-tu arrivé au horse ball ?
Mon parcours équestre est assez classique. J’ai commencé l’équitation à 6 ans. Je montais à poney au sein de l’Oxer de Seichamps (banlieue de Nancy). Ensuite, j’ai pratiqué le CSO jusqu’à mes 14 ans.
Cette année là, j’ai découvert le horse Ball grâce à Monsieur Dominique Grandidier. Durant 3 ans j’ai pratiqué le Horse Ball dans son écurie. Jeanne Granddidier
J’ai alors eu la chance de tomber sur mon premier cheval Skynurse (né chez Dominique et en retraite encore aujourd’hui dans les prés de la ferme familiale).
Skynurse m’a permis de franchir tous les échelons nationaux jusqu’à l’Equipe de France en 1999. Durant ces 3 années, Dominique qui est un homme de cheval, m’a fait découvrir et mieux comprendre les chevaux. Il m’a inculqué des valeurs de travail et d’humilité.
A 16 ans, j’ai eu la chance d’être appelé par le club de Gonesse pour participer aux Championnats de France Juniors. Le contact était pris. Un an plus tard, l’année de mes 18 ans , je rejoignais Laurent Motard pour jouer au sein de l’équipe première de Gonesse. Que je n’ai plus quittée jusqu’à aujourd’hui.
Après 22 ans de Horse Ball et 19 ans sous les couleurs de mon club, je m’apprête à raccrocher le maillot. J’ai une pensée particulière pour Dominique et Laurent qui ont su poser un cadre et des règles qui m’ont permis de jouer 19 ans sans interruption au plus haut niveau.

Que peux- tu nous dire de ton cheval ?
Mon cheval Amorgos de Lambre est un pur-sang gris âgé de 15 ans.
Notre rencontre a eu lieu grâce à Aurélien Doré (joueur de Chambly) qui, alors que je cherchais un cheval depuis 2 mois sans réussite, m’a simplement envoyé un message pour me dire « Je t’ai trouvé le cheval ».
Et il a eu raison !
Depuis 3 ans, Amorgos m’accompagne sur les terrains et ne lâche rien.
Sa qualité : son énergie !
Son défaut : son énergie !
Ce cheval m’impressionne chaque fois que je rentre sur une aire de Jeu.
Même s’il est loin d’être simple, il est sur le terrain l’un des plus forts que j’ai eu la chance de monter. Agile comme un chat, réactif, maniable, engagé…. Il est tout simplement incroyable.
Mais, il me faut rester lucide et cavalier, car son énergie et son engagement peuvent devenir dangereux s’ils ne sont pas maitrisés.

Comment le travailles – tu ?
Le rythme de travail d’Amorgos s’adapte au besoin de la compétition et au ressenti que je peux avoir quant à son physique.
Je suis le seul à m’en occuper et je prends toujours beaucoup de plaisir à le travailler et à le voir évoluer.
Je le travaille sur le plat 2 fois par semaine. Puis, il a le droit à une ou deux séances de longe. Enfin, je nous laisse un jour de repos. Bien sur, Amorgos va quotidiennement au paddock ; cela lui permet de se détendre et de garder un moral d’acier.
Le dressage se passe essentiellement sous le regard toujours affûté de Laurent Motard , mais une à deux fois par mois, nous prenons des cours dans une écurie de dressage chez Hyksos avec Flora Benshila. Cela nous permet de ne pas rester sur nos acquis, de régler les problèmes et difficultés, mais aussi d’avancer dans le travail.

Et toi, comment arrives –tu à lier ta passion pour l’équitation et ta vie de famille ?
Au sein de Chambly Horse-Ball Academy, nous nous entrainons collectivement 2 fois par semaine, sous les ordres de Laurent Motard. Pour la vie de famille, on s’organise, du moins on apprend très vite à le faire. Je monte à cheval le matin tôt ou le soir tard. Mais il faut avoir un entourage qui connait ou qui comprend notre passion pour que cela soit possible.

Florian, si je te demande quel est ton plus beau souvenir à cheval …
Mon plus beau souvenir…. Il y en a tellement...
Je garde en tête les championnats d’Europe 2000 qui se déroulaient à Paris ; les Coupes de France au Salon du Cheval (une compétition qui me manque) ; l’année 1999 très riche en émotions : 1er titre Elite – 1ère Sélection - Passage de mon baccalauréat - , 1ère Coupe du Monde à Ponte de lima…
Le revers de la médaille concerne mon corps en carton, avec de nombreuses blessures accumulées : genoux, épaules, adducteurs…..

Tu dis que la Coupe de France te manque….
Oui, oui. C’était la compétition que je préférais, mais elle a disparu.
Fabuleuse et mythique… Cette Coupe de France permettait en première phase les échanges régionaux. Puis, il y avait le stress du tirage au sort et la pression du match à élimination directe.
Je me souviens des saisons 2006 et 2007. En 2006, deux équipes de Chambly étaient en finale de Coupe ! Et en 2007, ça a été le marathon... 1 semaine après la 1ère Champions League à Stockholm et notre victoire, il a fallu jouer la demi puis une nouvelle finale de Coupe de France gagnée elle aussi ! Sportivement et émotionnellement, l'enchaînement a été difficile mais que de souvenirs !

Mos, que retiens-tu de ton championnat Pro Elite 2016 ?
Irrégulier. Mais, nous sommes à notre place en terminant deuxièmes de ce championnat. Écuries de Blanzac / Bordeaux Blanzac horse-ball Club mérite son titre ! Cependant, je garde une petite frustration de ne pas avoir pu participer à cette finale à Jardy. Un Hold Up était possible. En tout cas, je tiens à tirer un grand coup de chapeau à mes coéquipiers qui ont travaillé énormément tout au long de l’année et qui n’ont jamais rien lâché.

Raphael Dubois a annoncé ta sélection, pour Ponte de Lima. Qu’as-tu ressenti à l’appel de ton nom ?
Une grande émotion. L’équipe de France reste un bonus, une chance.
Cette année était particulière pour moi. En arrivant sur le site de Jardy, je savais que c’était mes dernières minutes sous mes couleurs, avec cette famille énorme que sont les Camblysiens.
Mais, pas de chance : ces minutes ont été encore plus courtes que je les imaginais. Pour moi, Jardy a duré 90 secondes ! Certes, il y a eu plus de peur que de mal , mais une tristesse certaine de conclure mes années camblysiennes sur une cascade.
Il reste que cette sélection a été une vraie joie, l’occasion de pouvoir une dernière fois tout donner pour mon pays. Alors, je remercie mes coéquipiers sans lesquels je ne serais pas là à t’écrire.

As-tu fait des sacrifices pour en arriver là ?
Oh, ce sont surtout des choix de vie qui ont été faits, de nombreux choix, pas des sacrifices !

Florian, comment envisages –tu ce Championnat du Monde ?
Je n’envisage rien d’autre que la victoire. Avec Amorgos, nous nous préparons pour être performants. Je n’ai qu’un souhait et il est sportif : G A G N E R.

Question rituelle : Quels sont les joueurs dont tu t’es inspiré ?
Si je devais citer les principaux joueurs, il y aurait : Laurent Motard pour son exigence et sa vision de jeu ; Luc Lgr Laguerre pour son état d’esprit et son engagement ; Thomas Soubes pour sa technique individuelle… Mais il y a aussi Anthony Morisse et Paul Ciavatta pour leurs talents ; Axel Dumas pour son exemplarité et bien d’autres encore…. .

Ta carrière de compétiteur prend fin. Quels sont les grands changements que tu as vus arriver ?
Comme tu le soulignes, Hélène, je vais arrêter la compétition, mais il est certain que je vais rester impliqué dans ce sport qui m’a tant donné. Je coache depuis un certain nombre d’années les cavaliers de Chambly et j’espère continuer à m’améliorer au contact de Laurent Motard qui m accompagne et me conseille.
Tout au long de mes années horse ball, j’ai vu de nombreuses modifications arriver. En premier lieu, je dirais le jeu collectif avec des trajectoires (porté par Chambly et Gif Horse-Ball). Puis les tailles des chevaux, leur dressage, la touche… Tous ces éléments ont énormément changé depuis mes débuts.

Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes cavaliers de horse ball ?
Tout simplement : « Soyez cavaliers, Appréciez travailler votre cheval et faites vous encadrer pour progresser. N’oubliez pas de toujours favoriser le collectif sur le terrain : la force vient du groupe. »

Tu as dis que le horse ball t’avait beaucoup donné… mais encore ?
J’aime le horse ball pour les valeurs qu’il peut véhiculer. J’aime la notion de couple qu’il exige J’aime le horse ball, car c’est un sport très complet où nos jambes sont 4 et puissantes...
Quand je me rappelle de mes débuts et quand je vois notre sport aujourd’hui, honnêtement je me dis que les choses ont bien avancé. On peut toujours y voir du bon ou du mal, mais on avance, et c’est cela que j’aime !

Un dernier mot, Florian ?
J’adresse un grand merci à Chambly et à Laurent Motard pour m’avoir accompagné sportivement pendant 19 ans.
J’adresse un grand merci à mes parents qui m ont toujours soutenus, à ma compagne et à mes enfants qui ont compris et accepté tous mes moments d’absence.
J’ai une grosse pensée pour tous mes coéquipiers et pour tous les joueurs de Chambly sans lesquels je ne serais pas là où je suis.
Et pour finir, un grand merci à Raphaël Dubois et Luc Laguerre qui m’ont tous deux renouvelé leur confiance.

Merci à toi, Mos… c’était un plaisir de travailler avec toi. Ne bats pas ton record de match à III FIHB WHR World Cup…. Mais Régale toi, régale nous !

Les Ecuries du Pato
www.ecuriesdupato.com
https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato
Crédit photo : Chachou Photographies, Olivia Köhler - Photographies, Jeanne Mts, Stéphanie Fightbomber, Oksana Champetier, Mathilde Ferton - Photographe , Horse-Ball Attitudes

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Un sport qui décoiffe : le horse ball

Publié le par helene33660

Un sport qui décoiffe : le horse ball

le horse ball : un sport plutot acrobatique.

crédit photo : Horse-Ball M3

Les Ecuries du Pato

www.ecuriesdupato.com

https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

Une championne au top : Valentine Descamps

Publié le par helene33660

Une championne au top : Valentine Descamps
Une championne au top : Valentine Descamps
Une championne au top : Valentine Descamps
Une championne au top : Valentine Descamps

Championne de France, Championne d’Europe…. Sélectionnée pour la Coupe du Monde… Qui ne connait pas Valentine Descamps ?

Bonjour Valentine… je plaisante.. mais, qui es- tu ?
Bonjour. Je suis Valentine Descamps. J’ai 20ans et je viens de Meurchin. Je suis actuellement en BTS Technico-Commercial au CFA de Lesquin. Parallèlement, je suis en apprentissage chez Cheval services (vente de vans et camions vl/pl pour chevaux).

Comment es tu tombé dans la marmite horse ball ?
J’ai commencé l’équitation l’âge de 4ans. Depuis toujours, je monte au club de Meurchin Equitation avec Margaux Bouchery. Je faisais de l’obstacle et j'ai commencé le Horse-ball vers 5 ans.
En 2006, j’ai participé à mon premier Championnat de France poussins. Peu à peu, le coté collectif et l’esprit d’équipe, spécifiques au horse ball, m’ont donné l’envie de me consacrer uniquement à cette discipline.
Ensuite je n’ai pas loupé une seule occasion de recommencer : benjamins, minimes, cadets... sous l’œil attentif de trois coaches qui m’ont tous beaucoup apporté et poussée vers le haut. – «Jérôme Sandoz, Dominique Bouchery et maintenant Michael Bradefer , je vous remercie tous de m’avoir autant appris !

Quid de cette jument que tu montes ?
Ma jument s’appelle Unoria. C’est une pur sang de 8ans. J’en suis la propriétaire depuis 2012. Ses qualités sont aussi ses défauts : elle est maniable, réactive et possède beaucoup, beaucoup de caractère ahah, ce qui peut parfois être compliqué.
Tout le monde ne peut pas l’approcher, au box notamment. Et elle n’aime pas beaucoup les garçons… Mais une fois montée, ça va mieux ! Si elle n’était pas comme ça, elle ne me donnerait pas autant sur le terrain. Elle a tout le temps envie d’y aller. C’est ce que j’aime chez elle !

Comment travaillez-vous toutes les deux ?
Unoria est travaillée tous les jours sur le plat, afin de la garder en bonne condition physique tout au long de la saison de horse-ball. Quant à moi, j’essaie de faire une séance de technique individuelle dès que cela est possible. Ensuite, avec mes coéquipières, nous essayons de nous retrouver chaque semaine pour s’entrainer et répéter les schémas de jeu afin d’obtenir des automatismes.

Quel est ton plus beau souvenir à cheval ?
Mon plus beau souvenir à cheval... Je n’en ai pas un en particulier mais pleins car toutes les compétitions auxquelles j’ai participé me laissent des souvenirs qui ne me quitteront jamais.
Si je devais en citer un, ça pourrait être ma participation aux Jeux Equestres Mondiaux en 2014. Ce fut une expérience inoubliable, grâce à un public énorme et une ambiance de dingue ! J’espère pouvoir revivre des moments comme celui-ci encore et encore !

Le Championnat PEF vient de se terminer. Qu’en as-tu pensé ?
Ce championnat PEF 2016 laisse à l’équipe un goût un peu amer, car nous cédons la plus haute marche conservée depuis 2012 aux roses Horse-Ball Coup d'Envoi d’Agon Coutainville. Malgré tout, j’ai pris encore énormément de plaisir cette année à jouer car le championnat était très intéressant. On a dû se méfier de chaque équipe et chaque match était important pour le résultat final.

Valentine, comment arrives-tu à lier l’équitation de haut niveau et les études ?
Allier l’équitation, la vie personnelle et la vie professionnelle est devenue un mode de vie car je vis à ce rythme depuis mon plus jeune âge. Etre en apprentissage me permet de découvrir les avantages et inconvénients du monde professionnel et quelque part, 'ai eu de la chance de trouver une entreprise qui accepte de me laisser mes week-ends de compétition, sinon ce n'était pas possible. Ensuite, cela demande de l'organisation mais avec l'aide de mon entourage, tout est plus simple que cela n'y parait !😏

As-tu un « modèle », une personne qui t’inspire ? un/une joueuse de référence ?
Il y a de nombreux joueurs qui m’impressionnent quand je les regarde jouer, comme Mikel le Gall et Romain Depons qui sont des joueurs de qualité, mais avant tout de vrais cavaliers. J’aime regarder leurs manières de gérer le ballon et leurs chevaux comme personne ne sait le faire !

Tu viens d’être sélectionnée en Equipe de France. T’en doutais-tu ?
Dire que je m’en doutais serait prétentieux étant donné que la liste des joueuses pouvant prétendre à l’Equipe de France Féminine est très longue ! J’avais simplement l’espoir d’être sélectionnée à nouveau pour pouvoir revivre des instants formidables avec cette Equipe de France ! Une fois la sélection annoncée, j’étais simplement heureuse à l’idée de porter une nouvelle fois les couleurs de la France pour la Coupe du Monde à Ponte de Lima ! D’ailleurs, j’ai hâte d’y être ! Je pense que l’on va vivre des moments magiques tant sur le terrain qu’en dehors.

Valentine, qu’est ce qui te fait vibrer dans le horse ball ?
L’esprit d’équipe, le collectif, le contact, les amis, les soirées … en réalité j’aime tout dans le horse-ball ! Ce sport apporte énormément humainement parlant. On apprend à penser aux autres avant de penser à soit-même. J’aimerais que ce sport se développe davantage car il en vaut la peine ! et merci à vous de tenter de le médiatiser !

Tu aimerais rajouter quelque chose ?
J’aimerais juste remercier mon coach Mike pour cette saison et tout ce qu’il m’apporte ! Je remercie aussi Dom (Dominique Bouchery) car il est à la base de tous ces résultats. Il m’a toujours donné les moyens d’y arriver ! Sans oublier mes coéquipières Charlotte Costers , Valerie Antheunis , Valentine Desormeaux, Alexia Becchi, Margaux Bouchery et Sarah Tollot !

Merci pour ton accueil Valentine. Bon tournoi au CHAMBLY WORLD TOUR 2016 et bonne préparation pour votre coupe du monde.
Hélène

Les Ecuries du Pato
www.ecuriesdupato.com
https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato
Crédit photo : Anne-Lise Descamps, Olivier Leschiera, Lou BaësFlorentine Renquet

Publié dans Ecuries du Pato

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 > >>