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3 articles avec les ecuries du pato

Les Ecuries du Pato : Etrange Paola -chapitre 2

Publié le par helene33660

Les Ecuries du Pato : Etrange Paola  -chapitre 2

chapitre 2 : Etrange Paola :

Les cavaliers entrent un à un dans la carrière spacieuse où chacun peut détendre son poney confortablement. Très vite, les chevaux se rangent les uns derrière les autres. Du plus grand au plus petit : Kaliche, Kéloïa, Elégant et Princes des îles que monte avec plein de douceur et de tact Paco, le jeune fils de Diego le moniteur.

  • Respectez vos distances, gronde Diego, sinon vos poneys vont se botter. Aussitôt les cavaliers se redressent et reprennent leurs rênes.

Très vite la reprise trouve son tempo. Les cavaliers sont attentifs, comme toujours quand ils sont à cheval.

  • Pour partir au trot, partez au trot, ordonne le moniteur. Aussitôt Rémi et ses amis penchent légèrement le haut du corps en avant et donnent des jambes. Les chevaux bien dressés prennent le trot, se projetant d’un diagonal à l’autre.

Les exercices s’enchainent, les uns après les autres. Les cavaliers stabilisent leur équilibre sur les étriers, puis ils conduisent sur des courbes serrées, et controlent les allures et la vitesse en enchainant des sauts isolés. Entre deux exercices le moniteur les instruit sur l’alimentation de base des chevaux. Aux écuries du Pato, on allie pratique et théorie sont enseignées ensemble.

  • Pour marcher au pas, marchez auuu passsssss, impose Diego.

Thildou enjouée se redresse, puis se penche légèrement en arrière. Elégant, son poney ralentit dans le calme.

  • Pour vous arrêter, ….. arrêeet poursuit Diego.

Alex, en tête de reprise, relâche ses rênes, et caresse déjà l’encolure soyeuse de Kaliche.

Deux silhouettes apparaissent dans l’enceinte du parking. Une jeune adolescente et sa maman traversent le parking et se dirigent vers le club house.

  • C’est Paola, chuchote Rémi.
  • La voilà enfin ! Dommage qu’elle arrive après la reprise dit Thildou, j’aurais bien aimé la voir monter.
  • Vous monterez ensemble cet après midi, l’interrompt le moniteur. Vous aurez le temps de faire connaissance puisque Paola et sa maman déjeuneront avec nous ce midi.
  • Youpi s’écrie Thildou, impatiente de lier plus ample connaissance avec la nouvelle arrivée.
  • Pied à terre ! reprend Diego. N’oubliez pas de laver les mors et de brosser votre poney. Cet après midi, je vous montrerai comment harnacher votre poney pour le horse ball.

Pendant ce temps, Paola et Babette ne tardent pas à découvrir le club. Le domaine surplombe un coteau qui domine la Garonne. Ce n’est pas à proprement parler un château, mais une très belle maison girondine, faite de pierres de taille, légèrement patinées par les ans. Une vigne sauvage d’une grande beauté grimpe le long de la façade.

Au centre du domaine, se situe l’immense carrière, dans laquelle des cavaliers suivaient leur reprise. Alors que les visiteuses se dirigent vers le club house, Margaux marche en leur direction :

  • Bienvenue aux Ecuries du Pato ! Quel plaisir de te revoir s’écrie t –elle joyeusement en étreignant son amie….
  • Quel bonheur de te retrouver réplique Babette, Que c’est beau chez toi ! si paisible. C’est comme un havre de paix. Ça te ressemble.

Les yeux rieurs de Babette ne démentent en rien ses propos.

  • Espérons que ce cadre de vie plaira à Paola…. Bonjour Paola, comme tu as grandi, Tu ressembles de plus en plus à ta maman. Viens que je t’embrasse….

Paola, le visage fermé, garde les yeux fixés sur les poneys qui travaillent.

  • Ta filleule voulait absolument m’accompagner au Turkménistan. Mais franchement, je ne peux pas l’y emmener. C’est un pays rude et instable. Sa sécurité ne serait pas assurée. Aussi, ton offre de l’accueillir durant ma mission m’ôte une grosse épine du pied.
  • Si c’est dangereux pour moi, ça le sera également pour toi murmure entre ses dents l’adolescente dont le corps s’est encore raidi. Tu n’étais pas obligée d’accepter ce travail.

C’est une belle adolescente, au visage volontaire.

Margaux prend son amie par le coude et entreprend de lui faire visiter son club tandis que déjà Paola s’éloigne vers la sellerie.

  • Je suis contrariée… grimace Babette. Paola me reproche cette mission. Pourtant, j’ai besoin d’un nouveau départ, de savoir où j’en suis. Paola ne veut pas comprendre cela. Elle refuse d’aller chez ses grands parents, ou en colo…. Elle est si secrète en ce moment. Mais bon, je n’ai pas le choix. Il lui faudra quelques jours pour se plaire ici. Mais n’y fais pas trop attention, ça lui passera. Margaux, songeuse fait mine de compatir.

Les enfants ont relâché les poneys dans le pré verdoyant qui longe le manège. Thildou trépigne d’impatience et se dirige vers la salle à manger.. … Bientôt c’est Fred qui apparait à l’embrasure de la porte.

  • Les garçons, vous vous êtes lavés les mains ? Où est Paola ? je ne l’ai pas encore vue. Bonjour Babette.
  • Tu n’as pas changé ! répond Babette en l’embrassant. Toujours aussi célèbre ? Je te remercie d’accueillir Paola durant mon absence. J’espère qu’elle ne te dérangera pas trop dans ton travail.
  • En ce moment, Fred écrit un ouvrage sur les Ecuyers du Cadre Noir, dit Margaux . Ça lui demande beaucoup de concentration et de recherches, mais son bureau est à l’étage. Je ne pense pas que les enfants le gêneront.

Fred se tourne vers ses trois enfants et leur adresse un petit signe de tête. Le pli qui barrait son front ne s’efface pas tout à fait… Thildou et ses frères restent toujours impressionnés en sa présence.

- Mais où est Paola ? répète Fred, d’une voix grave.

- Je n’en ai pas la moindre idée avoue Margaux un peu embarrassée.

- Ca commence bien ! déclare Fred.

Babette se demande si c’est une plaisanterie ou s’il parle sérieusement.

  • Eh bien, Alex, mon grand, j’espère que tu réussiras à mettre un peu de bon sens dans la tête de Paola. Ici, les repas se prennent ensemble !

Le repas se déroule tranquillement. Babette doit reprendre la route alors que sa fille reste invisible.

  • Je suis désolée de ne pas pouvoir lui dire au revoir, murmure t elle. Je sais qu’elle peut se braquer, mais ça ne durera pas… Je voulais lui offrir mon téléphone, qu’elle puisse me joindre à tout moment… Pourras-tu le lui donner à ma place, Margaux ? Embrasse-la pour moi et dis-lui que je l’appellerai demain matin. Je sais qu’elle s’amusera bien avec vous tous les enfants. Vous avez toute ma confiance. Je dois y aller.

Babette soupire, regarde inquiète vers les écuries, puis reprend la route.

Publié dans Les Ecuries du Pato

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Les Ecuries du Pato : Bienvenue au club 1

Publié le par helene33660

Les Ecuries du Pato : Bienvenue au club 1

Bienvenue au club

- Maman, demande Rémi, assis devant sa tablette, alors que sa mère prépare le petit déjeuner, as-tu décidé quelles activités nous allons faire pendant les stages d’été ? Ferons- nous du polo comme l’an dernier ?

- Non ! répond Madame Lecuyer, je pense que cela ne sera pas possible, l’activité n’a pas plu à tous les cavaliers.

Rémi et Alex, son frère ainé, échangent par-dessus leurs bols de céréales des regards consternés.

- Allez, dit Diego le moniteur, ne faites pas cette tête là. De toute façon, Margaux et moi n’allons pas rester sans rien faire. Votre maman ne vous a rien dit ?

- Non, s’écrie Thildou. Vous êtes surs de ne plus vouloir jouer au polo ? C’était si bien !

- Je sais, l’interrompt sa maman, mais cette année, nous voudrions innover un peu et nous lancer …

- Pourquoi pas dans le poney games ? propose soudain Rémi levant les yeux de son écran. Ça serait trop cool avec ma Kéloïa.

- Non, non s’exclame Madame Lecuyer. En fait, j’ai pensé au horse ball. J’ai assisté le mois dernier à une démonstration et cela m’a beaucoup plu. Diego en a déjà fait. Allez l’aider à ranger la sellerie, il vous racontera. Pendant ce temps, Papa et moi recevrons mon amie d’enfance, Babette qui a un service à me demander.

Le club de Madame Lecuyer est magnifique. Elle y vit depuis 5 ans avec Fred son mari, cavalier professionnel et les trois enfants qu’ils ont eus ensemble : Alexandre, dit Alex âgé de 11 ans ; Rémi et Mathide les jumeaux 10 ans.

- Il y a longtemps que l’on n’a pas vu Babette ! s’exclame Rémi, curieux. Viendra t- elle avec Paola ?

- Babette est une grande voyageuse dit Madame Lecuyer. Elle désire repartir en Amérique du Sud, mais ne sait à qui confier sa fille. Votre papa et moi allons lui proposer de l’accueillir ici, au club. D’un côté, Paola a le même âge que vous et ne devrait pas se sentir perdue, de l’autre, Babette est mon amie et elle a besoin de moi… Il y a 20 ans, c’est moi qui ai eu besoin de son soutien, et elle m’a rendu bien service.

- Est-ce que Paola va rester longtemps ? l’interrompt Thildou.

- Surement quelques mois. Vous pourrez être dans la même reprise puisqu’elle possède son galop 3.

- Tout comme moi ! s’écrie la douce Thidou. Je suis sure qu’elle deviendra ma copine. J’espère qu’elle a hâte de nous voir.

  • Justement, coupe Diego Madame Caballero (Babette) pense que Paola sera mieux ici, avec vous tous que seule chez ses grands parents.

Les enfants sont intrigués. Ils connaissent peu Paola et Babette. Ils savent que leur mère et son amie ont beaucoup voyagé autrefois. Pour satisfaire leur passion de l’équitation, elles ont visité l’Australie, l’Argentine, la Mongolie… tous ces pays où le cheval est roi. Margaux a ramené de ses longs voyages un lasso et des photos exposés dans le club house qu’elle a aménagé années après années tandis que Babette reprenait la route, le sac sur le dos. C’est entre deux frontières qu’elle lui a demandé d’être la marraine de sa fille, un bébé qu’elle voulait pour elle seule, a-t-elle expliqué, évitant ainsi de parler du père.

- A quoi ressemble cette nouvelle cavalière ? Est ce qu’elle viendra avec son propre cheval ? demande Remi curieux.

- Non, réplique Monsieur Lecuyer qui vient d’entrer, un licol jeté sur son épaule. Paola montera nos poneys. Au fait, votre reprise débute ans 30 minutes.

Aussitôt les enfants se ruèrent vers les écuries. Jamais une reprise n’a été préparée avec autant de sérieux. Les enfants ont rejoint les box où les attendent calmement les poneys. Alex, très organisé passe par la sellerie prendre sa boite de pansage. Thildou qui le suit, chantonne en emportant un licol. Elle aime la nouvelle sellerie, aménagée par Diego, charpentier à ces heures. Elle hume sans cesse les odeurs de cuir et de bois.

  • Thildou ! c’est l’heure de brosser nos poneys, s’écrie Rémi, Ne traine pas tant et ramène moi des brosses.

Rémi adore commander sa jumelle. Il répète souvent qu’il est sorti de ventre de leur mère le premier. A ce titre, il prétend être l’ainé des deux.

  • Porte toi-même ton matériel l’interrompt Alex qui ne comprend pas pourquoi Thildou lui obéit sans rien dire.
  • J’ai fini ! s’écrie t-il . Allons chercher nos selles et nos filets.

Diego sort alors de la sellerie, les bras charger de tapis… C’est lui qui dirigera la reprise.

- Dépêchez- vous. Je vous donne 5 minutes pour être à cheval dans la carrière.

La nouvelle carrière est vaste. Longue de 60 m et large de 20m, elle vient d’être redessinée par Fred, qui avait exigé un sol souple et amortissant pour ses chevaux de grand prix.

- « Comment exiger d’eux le meilleur d’eux- mêmes, s’ils n’ont pas le maximum de confort » avait-il coutume de dire d’un ton sévère.

Les jeunes cavaliers adorent travailler dans cette carrière de sable Toubin Clément d’autant plus confortable que le soleil brille.

Publié dans Les Ecuries du Pato

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Les Ecuries du Pato : Bienvenue au club 1

Publié le par helene33660

Bienvenue au club

- Maman, demande Rémi, assis devant sa tablette, alors que sa mère prépare le petit déjeuner, as-tu décidé quelles activités nous allons faire pendant les stages d’été ? Ferons- nous du polo comme l’an dernier ?

- Non ! répond Madame Lecuyer, je pense que cela ne sera pas possible, l’activité n’a pas plu à tous les cavaliers.

Rémi et Alex, son frère ainé, échangent par-dessus leurs bols de céréales des regards consternés.

- Allez, dit Diego le moniteur, ne faites pas cette tête là. De toute façon, Margaux et moi n’allons pas rester sans rien faire. Votre maman ne vous a rien dit ?

- Non, s’écrie Thildou. Vous êtes surs de ne plus vouloir jouer au polo ? C’était si bien !

- Je sais, l’interrompt sa maman, mais cette année, nous voudrions innover un peu et nous lancer …

- Pourquoi pas dans le poney games ? propose soudain Rémi levant les yeux de son écran. Ça serait trop cool avec ma Kéloïa.

- Non, non s’exclame Madame Lecuyer. En fait, j’ai pensé au horse ball. J’ai assisté le mois dernier à une démonstration et cela m’a beaucoup plu. Diego en a déjà fait. Allez l’aider à ranger la sellerie, il vous racontera. Pendant ce temps, Papa et moi recevrons mon amie d’enfance, Babette qui a un service à me demander.

Le club de Madame Lecuyer est magnifique. Elle y vit depuis 5 ans avec Fred son mari, cavalier professionnel et les trois enfants qu’ils ont eus ensemble : Alexandre, dit Alex âgé de 11 ans ; Rémi et Mathide les jumeaux 10 ans.

- Il y a longtemps que l’on n’a pas vu Babette ! s’exclame Rémi, curieux. Viendra t- elle avec Paola ?

- Babette est une grande voyageuse dit Madame Lecuyer. Elle désire repartir en Amérique du Sud, mais ne sait à qui confier sa fille. Votre papa et moi allons lui proposer de l’accueillir ici, au club. D’un côté, Paola a le même âge que vous et ne devrait pas se sentir perdue, de l’autre, Babette est mon amie et elle a besoin de moi… Il y a 20 ans, c’est moi qui ai eu besoin de son soutien, et elle m’a rendu bien service.

- Est-ce que Paola va rester longtemps ? l’interrompt Thildou.

- Surement quelques mois. Vous pourrez être dans la même reprise puisqu’elle possède son galop 3.

- Tout comme moi ! s’écrie la douce Thidou. Je suis sure qu’elle deviendra ma copine. J’espère qu’elle a hâte de nous voir.

  • Justement, coupe Diego Madame Caballero (Babette) pense que Paola sera mieux ici, avec vous tous que seule chez ses grands parents.

Les enfants sont intrigués. Ils connaissent peu Paola et Babette. Ils savent que leur mère et son amie ont beaucoup voyagé autrefois. Pour satisfaire leur passion de l’équitation, elles ont visité l’Australie, l’Argentine, la Mongolie… tous ces pays où le cheval est roi. Margaux a ramené de ses longs voyages un lasso et des photos exposés dans le club house qu’elle a aménagé années après années tandis que Babette reprenait la route, le sac sur le dos. C’est entre deux frontières qu’elle lui a demandé d’être la marraine de sa fille, un bébé qu’elle voulait pour elle seule, a-t-elle expliqué, évitant ainsi de parler du père.

- A quoi ressemble cette nouvelle cavalière ? Est ce qu’elle viendra avec son propre cheval ? demande Remi curieux.

- Non, réplique Monsieur Lecuyer qui vient d’entrer, un licol jeté sur son épaule. Paola montera nos poneys. Au fait, votre reprise débute ans 30 minutes.

Aussitôt les enfants se ruèrent vers les écuries. Jamais une reprise n’a été préparée avec autant de sérieux. Les enfants ont rejoint les box où les attendent calmement les poneys. Alex, très organisé passe par la sellerie prendre sa boite de pansage. Thildou qui le suit, chantonne en emportant un licol. Elle aime la nouvelle sellerie, aménagée par Diego, charpentier à ces heures. Elle hume sans cesse les odeurs de cuir et de bois.

  • Thildou ! c’est l’heure de brosser nos poneys, s’écrie Rémi, Ne traine pas tant et ramène moi des brosses.

Rémi adore commander sa jumelle. Il répète souvent qu’il est sorti de ventre de leur mère le premier. A ce titre, il prétend être l’ainé des deux.

  • Porte toi-même ton matériel l’interrompt Alex qui ne comprend pas pourquoi Thildou lui obéit sans rien dire.
  • J’ai fini ! s’écrie t-il . Allons chercher nos selles et nos filets.

Diego sort alors de la sellerie, les bras charger de tapis… C’est lui qui dirigera la reprise.

- Dépêchez- vous. Je vous donne 5 minutes pour être à cheval dans la carrière.

La nouvelle carrière est vaste. Longue de 60 m et large de 20m, elle vient d’être redessinée par Fred, qui avait exigé un sol souple et amortissant pour ses chevaux de grand prix.

- « Comment exiger d’eux le meilleur d’eux- mêmes, s’ils n’ont pas le maximum de confort » avait-il coutume de dire d’un ton sévère.

Les jeunes cavaliers adorent travailler dans cette carrière de sable Toubin Clément d’autant plus confortable que le soleil brille.

Publié dans Les Ecuries du Pato

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