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La crise des ânes

Publié le par helene33660

La crise des ânes...

ane 006Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.
Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours
suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.

ane 024Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

ane 064Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier.
Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

ane 007Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

ane 066Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

ane 040Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

 

Que ferez-vous le Samedi 15 octobre 2011? (Journée internationale des indignés)  merci Colette

Publié dans je m'amuse

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Notre rue rebaptisée

Publié le par helene33660

-Fortune-crisemisèreMonsieur le  Député-maire de notre  beau village a organisé une cérémonie pour débaptiser le nom de la rue principale témoignant de la rigueur de la crise et lui donner un nouveau nom, porteur d’espoir.

Au vin d’honneur qui suivit, Charles-Henri fut très entouré par les élus et notables et moi courtisée par leurs dames mourant d’envie d’entrer dans notre monde tant envié et enfin reconsidéré à sa juste valeur. Mais n’est pas riche qui veut, ce serait trop facile !

Les services de la voierie qui l'ont bien compris,  ont placé leur panneau "Cédez le passage ! " entre la misère et la fortune. Tout un programme bien réaliste.

Le Billet d’Anne-Sophie.

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Rentrée 2011

Publié le par helene33660

morale moral

 

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a annoncé le retour des leçons de morale, disparues depuis 1968, à l'école primaire.

À LIRE sur LeMonde.fr : Luc Chatel veut remettre au goût du jour les leçons de morale à l'école

 

Retrouvez le blog de Martin : http://vidberg.blog.lemonde.fr/

Publié dans cour d'école

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