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Le temps qui passe : donnez moi du temps

Publié le par helene33660@aol.com

Le temps qui passe :  donnez moi du temps

Nous passons une bonne partie de notre existence à réclamer ce que personne ne pourra jamais nous donner.

Du temps.

Quelques années de plus. Quelques mois de plus. Quelques heures encore auprès de ceux qu’on aime. Une seconde chance. Une autre jeunesse. Un délai supplémentaire pour finir ce que nous avons commencé.

Toujours du temps.

Comme si le bonheur se trouvait dans une réserve cachée de jours que quelqu’un aurait oublié de nous attribuer.

Pourtant, le paradoxe est là.

Le temps est probablement la seule chose sur laquelle nous n’avons aucun pouvoir.

Nous pouvons gagner de l’argent, perdre du poids, changer de métier, déménager, aimer autrement, recommencer mille fois notre vie.

Mais personne n’a jamais réussi à négocier une minute de plus avec le calendrier.

Le temps avance avec l’indifférence d’une marée.

Il ne ralentit jamais.

Il ne nous attend jamais.

Alors peut-être que la question n’est pas : combien de temps avons-nous ?

Peut-être que la seule question qui mérite d’être posée est : que faisons-nous du temps qui nous est confié ?

Car une année vécue à moitié endormi vaut parfois moins qu’une seule journée passée à aimer, à créer, à découvrir ou à rire jusqu’à en avoir mal au ventre.

On connaît tous des gens qui ont vécu longtemps sans jamais vraiment vivre.

Et d’autres qui ont traversé l’existence comme une comète.

Pas forcément plus heureux.

Pas forcément plus sages.

Mais plus présents.

Plus vivants.

Comme s’ils avaient compris quelque chose qui nous échappe souvent : l’intensité compte davantage que la durée.

Vieillir nous effraie parce que nous croyons perdre quelque chose.

La force.

La beauté.

Les projets.

Les illusions.

Mais ce n’est pas le temps qui nous vole ces choses-là.

C’est notre refus de regarder le temps en face.

Parce que le véritable adversaire n’est pas la mort.

La mort n’est qu’un instant.

Le véritable défi, c’est d’apprendre à vivre avec l’idée que tout est provisoire.

Que chaque rire aura une fin.

Que chaque histoire connaîtra son dernier chapitre.

Que chaque étreinte sera un jour la dernière.

Et paradoxalement, c’est cette fragilité qui donne leur prix aux choses.

Une rose éternelle ne sentirait plus rien.

Un amour éternel finirait peut-être par devenir invisible.

Une vie infinie deviendrait une interminable habitude.

Ce qui rend chaque instant précieux, c’est justement qu’il disparaît.

Alors peut-être qu’il faut cesser de vouloir davantage de temps.

Et commencer à vouloir davantage de vie dans le temps qui nous reste.

Aimer plus fort.

Regarder plus attentivement.

Écouter davantage.

Oser davantage.

Pleurer quand il faut pleurer.

Rire quand il faut rire.

Dire les choses tant qu’il est encore temps de les dire.

Car la fin n’est pas forcément la tragédie que nous imaginons.

Le corps, lui, connaît ses peurs et ses douleurs.

Mais l’angoisse la plus profonde n’est pas de mourir.

C’est de découvrir, au dernier moment, que l’on a traversé les années sans vraiment les habiter.

Le temps n’est pas notre ennemi.

Il n’est pas non plus notre ami.

Il est simplement là.

Implacable.

Silencieux.

Magnifique.

Et la sagesse consiste peut-être à cesser de lutter contre lui pour apprendre à marcher à ses côtés.

À accepter ses rides comme des médailles.

Ses cicatrices comme des souvenirs.

Ses pertes comme le prix de ce qui a été aimé.

Alors vieillir ne devient plus une défaite.

Cela devient une façon de briller autrement.

Avec moins de force peut-être.

Mais davantage de lumière.

 

Lu sur le net.

Illustration d’Olivier LM

Publié dans morceaux choisis

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Le chant de la cigale

Publié le par helene33660@aol.com

Le chant de la cigale

Le chant de la cigale…  Le saviez -vous ?

4 ans. 5 ans. Parfois 6.

C'est ce que dure la vie d'une cigale française avant qu'elle ne chante. Pas une métaphore — une mesure de temps réelle, qu'aucune autre famille d'insectes français n'égale.

Au mois de juin précédent, sa mère a déposé environ 400 œufs dans une tige tendre — souvent un rameau de fenouil sec, d'olivier ou de chêne — qu'elle a perforée avec son ovipositeur en lame de couteau. Quelques semaines plus tard, les minuscules larves blanches sortent de la tige, se laissent tomber au sol et s'enfouissent. Ce sont les dernières gouttes de lumière qu'elles verront pendant des années.

Pendant les quatre années suivantes, la larve aveugle vit isolément dans un terrier individuel qu'elle creuse en ramollissant la terre avec sa propre urine acheminée par capillarité jusqu'à ses pattes fouisseuses. Elle ne mange pas vos racines de tomates ni de salade — elle suce la sève des racines profondes d'arbres et d'arbustes, par un suçoir qu'elle plante dans une radicelle ligneuse. Quelques gouttes par jour. Elle traverse cinq stades larvaires successifs, change de pâturage souterrain quand la racine se tarit, et grossit lentement vers sa dernière mue.

Puis, un soir de juin ou juillet de sa cinquième année, quelque chose se déclenche. Elle remonte vers la surface, perfore les derniers centimètres de terre, sort enfin de l'obscurité totale dans laquelle elle a vécu toute sa vie, et grimpe sur un tronc d'olivier, de pin parasol ou de cyprès.

Les trois heures qui suivent sont les plus dangereuses de son existence. Sa peau larvaire se fend par le haut, l'insecte adulte s'extrait, déploie progressivement ses ailes en y faisant passer de l'hémolymphe sous pression depuis la tête vers les extrémités. Le moindre coup de vent à ce moment précis le déforme. La moindre fourmi qui le découvre à terre le tue. L'exuvie — la peau vide — restera accrochée au tronc pendant des semaines, témoin visible et silencieux de l'événement qui s'est produit cette nuit-là.

Et puis le chant commence.

Pendant 4 à 6 semaines, le mâle cymbalise — ce ne sont pas des cordes vocales mais deux plaques chitineuses sur l'abdomen, les cymbales, qui se déforment 300 à 900 fois par seconde, créant cette stridulation qui peut dépasser 90 décibels et porter à plusieurs centaines de mètres. Il ne chante qu'au-dessus de 22°C. Il s'arrête quand le mistral se lève. Il ne chante que pour attirer une femelle. Et il ne chante que pendant ces 5 semaines, jamais plus, jamais avant, jamais après.

Puis il s'accouple, féconde la femelle, et meurt.

La femelle pond ses œufs dans une tige tendre et meurt à son tour.

Les œufs éclosent. Les larves tombent au sol et s'enfouissent.

Et pour les quatre années suivantes, ce coin de Provence redevient silencieux.

La proportion exacte est de 1500 jours souterrains pour 30 jours de chant. Quand un voisin tape sur la table parce qu'une cigale chante trop fort à 14 h en juillet, il rend la vie impossible à un animal qui a passé 98 % de son existence sous terre dans le silence absolu et qui n'a que 30 jours pour réussir sa seule mission biologique. Quand vous l'écoutez, vous entendez cinq années de patience.

Et avec le réchauffement climatique, les cigales remontent désormais jusqu'en Drôme, en Ardèche, et même jusqu'à Lyon. Si vous êtes au nord et que vous entendez le chant pour la première fois cette année, c'est une cigale qui a passé 4 ans sous votre jardin sans que vous le sachiez.

#CycleDeLaCigale #4AnsSousTerre #FauneMéditerranée #ÉtéProvençal#Lacanau

Publié dans Coup de coeur

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Crackers aperitif aux Graines bio

Publié le par helene33660@aol.com

Crackers aperitif aux Graines bio
Crackers aperitif aux Graines bio
Crackers aperitif aux Graines bio
Crackers aperitif aux Graines bio
Crackers aperitif aux Graines bio
Crackers aperitif aux Graines bio
Crackers aperitif aux Graines bio

CRACKERS  apéritifs   AUX   GRAINES Bio

Bio et delicieux

 

Epatez vous amis, avec ses crakers maison…

Score nutrition : AAA

 

Pour 4 portions

Graines de tournesol : 40g

Graines de courge : 75 g

Graines de lin : 50 g

Graines de sesame : 25 g

Graines de schia : 30 g

Eau  180 ml

Herbes ou oignons frits

1/2 cuillere à café de sel.

 

PREPARATION

Melanger toutes vos graines et laisser les tremper toute la nuit.

Etalez uniformement votre pate à crackers. Aussi finement que possible.

Sur votre plaque de cuisson, ou

Sur du papier sulfurisé

 

Placer la plaque au four et faire cuire 40 à 50 minutes à 160 ° jusqu’à ce qu’ils soient croustillants.

 

Les sortir du four, faire refroidir un peu, avant de casser les morceaux à votre convenance.

Si vous y arrivez,  les crakers se conservent quelques jours dans une boite hermetique..

 

VARIANTE AIR FRYER

Je fais cuire mes crackers 20 minutes, à 170 °, mode Air Fryer.

C’est tout aussi délicieux. Promis.

 

Helene

 

www.petitechronique.com

Publié dans recettes

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